‹ 1793-1805 (volume 4)Chapitre 11 sur 65 · RAPPORT DE LA COTE · texte numérisé non relu

RAPPORT DE LA COTE

DU i* AU 2 FRUCTIDOR.

La division ennemie qui, depuis le 23 thermidor dernier, n'avait point été

64 PREMIÈRE PARTIE. — CHAPITRE lU.

aperçue devant les Perthuis, a été signalée le !•'; elle est toujours composée de 5 vaisseaux et I frégate.

La même division a paru à hauteur de lard.

A hauteur des Sables, il a paru une autre division anglaise, dans le S.-S.-O., composée de 3 vaisseaux, 1 frégate, i corvette, et 1 cutter. Ces trois derniers bâtiments sont restés en croisière jusqu'à la nuit.

DU â AU 3 FRUCTIDOR.

Le rapport de lard annonce que l'ennemi est resté à la vue de ce poste le 2, tout le jour, mais très au loin; le soir, il est passé un convoi de bâtiments marchands, d'environ 50 voiles, venant du Perthuis Breton et allant au nord ; la plus grande partie de ce convoi a passé pendant la nuit.

La vigie de lard fait connaître que Tennemi est resté mouillé à environ 10 lieues au large, au sud-ouest de ce poste.

Dans la journée du 3, la flottille nationale a profité de Téloignement de Tennemi pour tenter de sortir de la rade de TAiguillon, oi!i elle était retenue par les vents contraires ; mais ayant été arrêtée par un calme, elle a été forcée de mouiller à hauteur et vis-à-vis le poste de la Tranche.

Le poste de Saint-Gilles annonce qu'un lougre anglais a paru le 3, dans la direction du sud-ouest, à environ trois lieues en mer. L'ennemi est aperçu presque tous les jours des îles de Noirmoutier et d'Yeu.

L'ennemi est resté mouillé au large, à environ dix lieues, toute la journée du 4.

La division ennemie, devant les Perthuis, toujours composée de 5 vaisseaux et i frégate, a détaché le I"' de ce mois, à 9 heures du matin, deux de ses vaisseaux et la frégate, lesquels sont entrés dans le Perthuis d'Antioche pour reconnaître nos vaisseaux mouillés en rade de l'île d'Aix ; à S heures après midi, ils ont virés de bord et rejoint leur division.

A 2 heures du matin du 5, la flottille mouillée devant la Tranche a profité Tun bon vent et de l'éloignement de l'ennemi pour mettre à la voile et continuer sa route au Nord. Elle est passée devant la rade des Sables à 6 heures du matin, sans s'arrêter, pour aller mouiller à Saint-Gilles y attendre la marée, d'où elle est partie quelques heures après pour entrer dans la rade de Fromentine, où elle est arrivée sans la moindre avarie à 4 heures après midi de la même journée.

Cette flottille était composée de 3 canonnières, 25 bateaux plats et 30 péniches ; 120 bâtiments marchands de toute grandeur marchaient sous son convoi.

LA CONCBNTRATION. — MANCHE BT OCÉAN. 65

4 petits bàtimeats de guerre ont paru à hauteur de Saint-Gilles, dans le sudouest, mais se sont tenus au large. A 2 heures, une frégate anglaise a paru à hauteur des Sables, mais la flottille était passée.

Le 6, A 11 heures du matin, on a signalé, à la Tue des Sables, une frégate anglaise, dans le sud-ouest, à environ quatre lieues de terre, qui se portait au sud-est.

Le même jour, la flottille a appareillé de la rade de Fromentine.

Le 7, à 3 heures du matin, un convoi français venant de la rade de Fromentine, composé de 80 bâtiments marchands, escorté par deux canonnières, a mouillé dans la rade des Sables.

A 5 heures du matin, un vaisseau anglais, que l'on a jugé de 74, a paru dans le sud-ouest, portant sur terre. Le capitaine de la canonnière VIle-Dryen a fait entrer le convoi dans le port et, après Tavoir mis en sûreté, les deux canonnières se sont embossées dans la rade, dans l'intention de se défendre contre le vaisseau anglais ; elles étaient soutenues par le fort Saint -Nicolas et par la batterie du Touchet, disposée de manière à défendre la rade. A 7 heures, le vaisseau anglais a Tiré de bord, portant le cap à TE.-S.-E. après s'être tenu h deux portées de canon sans oser approcher.

A Ô heures, le convoi est sorti du port pour se mettre en rade, et, Tennemi n'ayant plus reparu, il s'est mis à la voile à 7 heures pour la rade de l'île de Rhé.

A hauteur de Saint-Gilles, au sud, on a signalé une frégate anglaise très au large.

La vigie de la Chaume, au port des Sables, a signalé un vaisseau anglais, dans le S.-S.-E., à environ trois lieues de ten^e, qui a croisé tout le jour à cette hauteur.

A hauteur de lard, une division anglaise de cinq vaisseaux et une frégate est restée mouillée tout le jour dans le sud-ouest, à environ huit lieues en mer.

La vigie Duperray a signalé le matin une frégate ennemie en croisière dans

ro.-N.-o.

Après-midi, une division anglaise de 6 vaisseaux et 1 frégate a été signalée. La frégate croisait dans le sud-ouest.

A 5 heures du matin, il parut devant les Sables un vaisseau anglais dans le sud-ouest, à la distance de trois lieues.

A midi, une division anglaise, composée de 4 vaisseaux et une frégate est venue la joindre ; elle est restée en vue jusqu'à la nuit.

La vigie de la Couchette a signalé 10 voiles ennemies, depuis la tour des IV. 5

Baleines jusqu'à trois lieues O.-N.-O. de la vigie ; dans le nombre, il y en avait deux à trois ponts.

Depuis 5 heures du matin jusqu'à 5 heures du soir, on a entendu des coups de canon très au loin dans le sud.

DU iO AU il FRUCTIDOR.

A 6 heures du matin du 10, il a paru devant les Sables une division anglaise dans l'O.-S.-O , distante de quatre lieues de terre, qui courait sur le S.-S.-E. ; elle était composée de 5 vaisseaux, -I frégate et une corvette. A 10 heures, cette division a viré de bord, le cap sur le nord, et a mis en travers à midi, position qu'elle a gardée jusqu'au soir.

La batterie du Tanchet a tiré deux coups de canon, entre 9 et 10 heures du soir, sur des bâtiments qui n'avaient pas répondu aux signaux. La présence de l'ennemi faisait tenir sur ses gardes. Ces bâtiments s'étant fait connaître pour être français ont continué leur route.

Les patrouilles le long de la côte se sont faites comme à l'ordinaire et n'ont rien découvert.

Le 1.% de ce mois, toutes les compagnies du 4" régiment de chasseurs à cheval faisant le service de la côte seront réunies à Fontenay, conformément à Tordre de Votre Excellence, en date du 18 thermidor dernier.

Malet.

Henri Boyer, général de brigade, commandant et inspectant la côte depuis Brest, jusqu'à l'embouchure de la Vilaine, à Son Excellence Monseigneur le maréchal de l'Empire A. Berthier, ministre de la guerre.

Aa quartier général, à Lorient, le 20 fructidor an xn

(7 septembre 1804).

Excellence,

J'ai l'honneur de vous rendre compte que la section de la flottille aux ordres de M. Desroches, composée de 28 voiles, dont 2 canonnières de 1'* espèce, est entrée hier matin dans ce port, venant de Port-Navalo.

Une autre flottille, forte d'environ 110 voiles, parmi lesquelles on a distingué une corvette, a été signalée hier à 3 heures après-midi à la pointe du Croisic, voyageant de l'est à l'ouest; l'ennemi n'était point en vue dans ces parages.

La croisière anglaise dans l'Iroise est toujours à peu près la même. Cette division a continuellement 1 frégate et 3 corvettes employées à lou.voyer, non compris 1 frégate mouillée et 2 en croisière dans le nord-ouest.

Les flottilles en relâche à Audierne et à Reraudet sont sorties deux fois depuis peu; les vents contraires les ont forcées de rentrer.

J'ai rhonneur de vous saluer respectueusement.

H. Boyer.

Les résultats pratiques de tous ces efforts, au point de vue de la concentration de la flottille, sont des plus minimes.

Au 7 octobre il reste encore, dans Tarrondissement de Brest :

A Brest : 16 chaloupes armées à Nantes, Lorient, Bordeaux

ou Bayonne, 15 bateaux, 16 péniches; A Audierne : 14 chaloupes, 12 bateaux, 3 péniches; A Concarneau : 14 chaloupes, 3 bateaux, 33 péniches; A Penmarch : 2 chaloupes, 8 bateaux, 12 péniches (1).

Mais c*est une très faible portion de la partie de la flottille qui est encore dans T Océan : aussi, lorsque, de guerre lasse, Tordre sera donné le 3 octobre de désarmer ces bâtiments et de renvoyer leurs garnisons à leurs corps, ces presscriptions s'appliqueront forcément à un bien plus grand nombre de navires (2) .

Monsieur,

Au vioe^amiral Decrèa (3).

29 septembre 1801.

TapprouTe que les chaloupes canonnières 471, 473, 477, 169, 174, 483, 185, 186, 184, 187, 188, 189, 190, 191, 192, 193, 194, 175, 176, 91, 92, 165, 466, 167, 170, 172, 478, 181, en tout 28, soient désarmées de leurs équipages, qui seront employés sur Tescadre de Brest. Les chaloupes canonnières qui se trou- Tent à Lorient y seront placées dans Tendroit le plus sain et le plus à Tabri du port, et s'il se peut sous des hangars. On pourra en destiner trois ou quatre pour les communications a^ec Belle-Ile, les garnisons en seront fournies par

(1) Archives de la Marine^ BB<v, 204. Le total des garDisons est de 2,445 hommes.

(2) Correspondance de Napoléon, 8033, à Decrès, 2 1 septembre.

Vous me faites la proposition de faire entrer dans l'arsenal de Brest 46 bateaax canonniors et 81 péniches» afin d'employer 1500 hommes d*éqoipage que cela tous foarnirait, au complément de l'expédition de Brest. Vous avez prévu combien j'aurais de répugnance à approuver cette mesure; faites- moi connaître le nombre de chaloupes, bateaux canonniers et péniches qu'il nous restera , et les lieux où ils se trouvent aujourd'hui; faites-moi connaître également la portion du port de Brest oii ces bâtiments pourront être réunis, car, en supposant que je me décide à faire ce désarmement d'après le rapport que vous me feres. jo voudrais qu'ils fussent tous réunis à Brest, entretenus et soignés de manière à pouvoir, d'un instant à l'autre, être réarmés. Je pense aussi que, s'il y avait possibilité qne chaque vaisseau de guerre à Brest pût embarquer une péniche, ce surcroît de moyens de débarquement ne laisserait pas d'avoir d'immenses avantages.

J'attends avec intérêt le rapport que vous m'annonces sur l'autre objet, ainsi que les renseignements que vous avez puisés dans la dernière expédition des Anglais.

Nâpolbo^i.

(3) Correspondance de Napoléon, 8064.

les Tétérans de cette lie. Il n y en aura point, sous quelque prétexte que ce soit, dans les petits ports, elles doivent toutes être à Lorient et à Brest. Les garnisons de ces 38 bâtiments, composées du bataillon d'élite suisse et des 63* et 4i* régiments de ligne, se rendront à Brest et feront partie du camp.

Lesno" 93, 281, 282, 69, 7i, 72, 83, 87, 88, 89, 196 continueront leur route sur Boulogne.

Vous retirerez également les équipages des 40 bateaux dont les numéros suivent, pour les employer à l'escadre de Brest, savoir : les n«" 278, 279, 280, 18i, 282, 283, 284, 2^5, 289, 290, 2i>l, 302, 303, 304, 277, 286, 287, 288, 308, 311, 321, 322, 305, 309, 310, 312, 315, 316, 294, 295, 296, 297, 298, 300, 301, 325, 326, 306, 307, 270.

Vous ferez la même chose pour les péniches n«" 386, 395, 387, 398, 345, 349, 360, 361, 36f, 363, 308, 369. 370, 371, 377, 378, 383, 381, 388, 394, en tout 20 péniches. Vous aurez soin que toutes les autres chaloupes, bateaux et péniches filent sur leur destination, et réitérez Tordre pour accélérer autant que possible leur arriyée. Si l'idée d'en embarquer une sur chaque vaisseau de guerre peut se réaliser, j'en autoriserai le désarmement d'un plus grand nombre, afin de favoriser d'autant le débarquement. Faites-vous rendre compte de la situation des chaloupes de l'Escaut qui sont venues par le Rhin et par la Meuse, afin que nous trouvions une compensation du sacrifice qu'éprouve la flottille par le désarmement que je viens d'ordonner. J'éprouve beaucoup de répugnance à ordonner le désarmement de 40 bateaux neufs, , parce que mon projet était de désarmer les vieux qui sont à Boulogne au nombre d'une centaine et qui coûtent des réparations infinies. J'aurais voulu supprimer les corvettes de pêche, puisque ces bâtiments sont moins propres que ceux que nous avons. Voyez donc s'il est possible de laisser filer ces 40 bateaux canonniers. Il faudra ordonner au Havre qu'à mesure que ces détachements, faisant garnison, du bataillon d'élite suisse ou des 63* et 44* régiments, arriveront, ils soient renvoyés â Brest. Les garnisons seront fournies par d'autres troupes, que désignera le Ministre de la guerre.

Napoléon.

Minute de la lettre écrite par le Ministre de la guerre, au Ministre de la marine et des colonies, le 14 vendémiaire an XIII.

6 octobre 1804.

Monsieur,

J'ai reçu la lettre en date du 1 1 vendémiaire par laquelle Votre Excellence me prévient que l'Empereur a ordonné le désarmonent momentané à Lorient et à Brest de 29 chaloupes canonnières, 41 bateaux canonniers et 20 péniches, qui ont à bord des détachements appartenant aux 44* et 63* régiments d'infanterie et au bataillon d'élite de la l""* demi-brigade suisse.

Je viens de prévenir M. le maréchal Augereau, commandant en chef le camp de Brest et le général commandant la 1,S« division militaire, de cette disposition ; je les charge de se concerter avec les préfets maritimes de Brest et de Lorient, de recevoir ces détachements et de les faire réunir à Brest, attendu que leurs corps doivent faire partie de cette armée.

Je préviens aussi le général commandant la 15" division militaire qu'à mesure que des détachements des mêmes corps arriveront au Havre sur les bÀtiments de la flottille, le préfet maritime les fera mettre à terre ; je le charge de les faire diriger sur Brest, sans aucun délai, dès le moment de leur débarquement.

Je dois cependant observer 'à Votre Excellence qu'indépendamment des 29 chaloupes, 41 bateaux et 90 péniches désignés dans sa lettre, les Ai*" et 63® régiments et le bataillon d'élite suisse avaient en outre fourni des garnisons, suivant les renseignements qui me sont parvenus, aux bâtiments ci-après désignés, savoir :

4« Aux chaloupes canonnières numérotées 90, 95, 96, 163, 164, i79, 1?0, J82; aux bateaux canonniers numérotés 271, S73, 275, 276, 317, 318, 319, 320; aux péniches numérotées 359, 364. 365, 366, 367, 373, 374, 375, 376, 381, 385, 390, 392 et 393, qui, d'après les derniers renseignements, paraissent être à Brest ;

^^ A la chaloupe canonnière numérotée 178; aux bâtiments canonniers numérotés 272, 274. 293, 327; aux péniches numérotées 380, 457, 458 et 391 qui paraissent être à Concarneau;

3** A la chaloupe canonnière n^ 97, qui parait être à Audieme ;

4* Aux chaloupes canonnières n°" 86 et 283; aux péniches n<*" 341, 344, 346, 382, 389, qui paraissent être à Granville ;

5® Au bateau canonnier 299 et à la péniche 396, qui paraissent être à Renaud et;

6^ Aux bateaux canonniers 313 et 315, qui paraissent être à Lorient;

7« Aux bateaux canonniers 328, 335, 336, 355,356, 357, 358, 359,361, qui paraissent être à Saint-Malo.

L'ordre que Votre Excellence a donné au préfet maritime du Havre de faire débarquer dans ce port des détachements appartenant aux corps ci-dessus désignés est sans doute applicable à ces bâtiments, mais je prie Votre Excellence d'observer que, comme ils paraissent être encore assez éloignés du Havre, et par conséquent à peu de distance de Brest, les détachements seraient beaucoup plus promptement rendus à Brest si on les faisait débarquer dans les ports même où se trouvent actuellement les bâtiments, sans attendre leur arrivée au Havre. Cette observation, au surplus, est absolument subordonnée aux dispositions que Votre Excellence jugera les plus propres à remplir les intentions de Sa Majesté Impériale.

J'ai l'honneur. Monsieur, de vous faire connaître par ma lettre du 11 de ce mois, la composition du camp de Brest et les dispositions que j'ai ordonnées pour le porter à 18,000 hommes. J'en joins ici un état très détaillé avec l'indication des époques auxquelles les troupes de ces camps qui ne sont pas en ce moment â Brest, arriveront dans cette place.

Le Ministre de /a marine et des colonies, à Son Excellence le Ministre

de la guerre,

Paris, le 6 nivôse an xm (27 décembre 1 804).

Je vous ai informé le 11 vendémiaire dernier, Monsieur le Maréchal, que, d'après une décision de TEnorpereur,

29 chaloupes canonnières, 41 bateaux canon niers, et 20 péniches,

dont cette dépêche tous a indiqué les numéros, devaient être désarmés momentanément à Lorient et à Brest.

Sa Majesté vient d'approuver que 10 nouveaux bateaux de 2* espèce, maintenant à Brest, y soient également désarmés, et je donne des ordres en conséquence au préfet maritime du 3« arrondissement.

Je m'empresse de vous prévenir de cette disposition, afin que vous puissiez prendre les mesures que tous jugerez convenables sur la destination ultérieure des troupes qui composent les garnisons de ces 10 bateaux, dont voici les numéros : 273, 276, 317. 31«, 320, 3i9, 331, 333, 33i, 349.

Je prie Votre Excellence de reccToir l'assurance de ma haute considération.

Degrés.

Au vice-amiral Decrès (I).

Taris, 22 niv6se an xiii (12 Janvier 1805).

Faites conduire à Brest et désarmer :

1® Les 10 péniches qui sont à Concarneau;

2* Les 3 bateaux canonniers et les 15 péniches qui sont à Renaudet;

3* La chaloupe canonnière et les 4 bateaux canonniers qui sont à Audierne ;

4* Les 9 péniches qui sont à Penmarch ;

5** Les 5 chaloupes canonnières et les 16 péniches qui sont à Brest.

Les équipages renforceront Tescadre. Tous les détachements des 44^ et 63* régiments rejoindront leurs corps à Brest. Tous les autres rejoindront leurs corps au camp de Boulogne. Pressez le départ de tous les bâtiments de la flottille qui se trouTent à Saint-Malo, GrauTÎUe, au HaTre, etc., pour les ports de rassemblement.

Napoléon.

En somme, le désarmement porta sur un total de 166 bâtiments qui, malgré Tépithète de provisoire affectée à leur immobilisation, restèrent définitivement dans les stations suivantes :

73 à Brest;

51 à Renaudet; 27 à Lorient ; 15 à Audierne.

Total rlëë"

( 1) Correspondance de Napoléon, 8170.

14 autres furent affectés en permanence à la défense des côtes du Morbihan et du Finistère.

Si Ton y ajoute 23 bâtiments qui furent plus tard désarmés au Havre et 5 perdus, ce fut un total de 208 navires de guerre qui manquèrent à la concentration.

En réalité, le nombre de ceux qui passèrent, en détachement, de rOcéan dans la Manche se réduit aux 24 que le lieutenant Roquebert amena le 4 octobre à Cherbourg.

Rapport du lieutenant de vaisseau Roquebert, commandant une division

de la flottille impériale (i).

11 Tendémiaira an xui (4 octobre 1804).

A 4 h. i/2 du matin, les Tents au sud-ouest joli frais, le temps à grain, les canonnières de la diTÎsion sont sorties successivement de Diélette et une partie des bâtiments de transport qui sont également sortis Ters les 7 h. 1/2 étant dans le raz, parmi la quantité de rochers, le bateau plat n* 359 était à sec de \oile et paraissait échoué; j'ai passé à côté de lui, faisant le chenal, il m'a demandé du secours, mais dans le danger où il était on ne pouvait lui en donner. Un instant après, la canonnière de 1" espèce n® 73 se trouve entraînée et éprouve le même sort à côté du bateau plat. J*ai yu beaucoup d'hommes sauTés sur les roches. La marée commençait à n'être plus faTorable, entouré d'ennemis et impossible de secourir la susdite canonnière.

Tai fait route pour le port de Cherbourg, où je suis arrivé h ii h. 1/à du matin.

A bord de la i98*y en rade de Cherbourg, le 11 vendémiaire an xni*.

Roquebert.

(1) Archives de la Marine, BB»', 200.

État des b&timent8 appartenant & la flottille impériale arrivés

sons le commandement dn lieutenant

Page 1