OBSERVATIONS
Arrivés à Brest du 24 an 35 plavlôss.
Manquent.
Relâché à OaevMDt.
Retoomé à Andieme.
Relâché à Onessant.
(2) Archives de la Marine, BBi, 31.
gèrent pour le mouillage de Sein ou de la baie des Trépassés; d'autres enfin dérivèrent beaucoup.
Le 26 pluviôse, il n'était encore arrivé à Brest, de cette flottille, que :
5 chaloupes canonnières ;
6 bateaux canonniers ; 3 péniches.
Alors il manque 3 chaloupes canonnières et 10 bateaux canonniers; en tout, 13 bâtiments.
On croit que quelques-uns peuvent être en rel&che à Tlle de Sein ou dans la baie des Trépassés; mais, d'après un rapport de la vigie du bec du Raz, 7 sont tomï>és au pouvoir de Tennemi.
Le préfet maritime, qui rend ces comptes^ ne donne aucun détail sur l'espèce des bâtiments pris.
Il n'a point fait connaître 'également les numéros des bâtiments qui composaient la division, de sorte que l'on ne peut juger eh ce moment ceux qui sont arrivés â Brest ni ceux que l'on présume en relâche à l'tle de Sein ou dans la baie des Trépassés.
Une commission est nommée pour informer sur les événements de la navigation de cette division.
Nota. — Il y a encore â Audierne :
8 chaloupes canonnières; 2 bateaux canonniers; 34 péniches.
Ce sont les derniers bâtiments de la flottille au sud de Brest.
Degrés.
Quelques jours auparavant, la frégate anglaise Doris avait enlevé 8 bricks et 1 chasse-marée entre Rochefort et Belle- Isle (1); aussi finit-on par renoncer à amener jusqu'à Brest ce qui restait de la flottille de locéan, et l'on dut la désarmer à Lorient, ce qui consacrera définitivement Féchec subi pour la concentration dans ces parages.
Le Ministre de la marine au Ministre de la guerre (1).
Paris, le 30 floréal an ziu (20 mai 1805).
Monsieur le Maréchal^
J'ai rhonneur de vous prévenir que j'ai donné Tordre de faire rétrograder
sur Lorient :
8 chaloupes canonnières; 25 p&nicJies ;
(1) Archives de la Marine, à Brest.
qui se trouYent encore depuis Audierne jusqu'à Goncarneau, et qui doivent être désarmées à Brest.
Par suite de cette disposition, le désarmement de ces bâtiments sera effectué à Lorient, et j'ai l'honneur de tous en informer, pour que vous puissiez donner les ordres que tous jugerez convenables au sujet des garnisons que le préfet du A* arrondissement mettra à la disposition du général commandant la 13* division.
Voici les numéros de ces 33 bateaux :
A Audierne, 8 chaloupes canonnières, n»* 18S, i86, i89, 190, i91, 194, 187, 184;
A Renaudet et Goncarneau, 25 péniches, n»* 452, 396, 417, 421, 424, 426, 432, 437, 431, 425, 428, 430, 423, 442, 419, 420, 438, 433, 440, 415, 429, 414, 397, 427, 422.
Les garnisons de ces bateaux se composent de 2i7 hommes, appartenant au 44« régiment de ligne.
J'aurai très incessamment h prier Votre Excellence de vouloir bien destiner 100 hommes d'infanterie à former la garnison du vaisseau de Sa Majesté, le Regultis, qui va bientôt entrer en armement; et peut-être conviendrait-il de retenir en ce port ou dans les environs, 100 de ces 227 hommes du 44* régiment; étant déjà accoutumés à la mer, ces soldats seraient plus utiles que d'autres à bord du Regulus,
Je prie Votre Excellence de recevoir l'assurance de ma haute considération.
Le Minisire de la marine et des colonies^
Degrés.
P.-jS. — D'après une nouvelle lettre que je reçois du préfet maritime du 4^ arrondissement, les bâtiments de la flottille dont il s'agit sont arrivés à Lorient le 21 floréal.
Leurs garnisons se composaient de :
280 hommes du 44® régiment; 100 hommes du 63" régiment.
Total. 380 hommes
qui ont été remis à la disposition du commandant de la place.
Sur les côtes du Cotentin les mouvements furent insignifiants, mais on eut souvent l'occasion de constater Taudace de l'ennemi . qui opérait de petits débarquements en plein jour.
Le général de brigade Le Brun-la-Houssaye, commandant et inspecteur des côtes depuis Cancale jusqu'à Honfleur, à Son Excellence Mon^ seigneur le Ministre de la guerre,
A Coutances, le 5 ventôse an xiii (t4 février 1805). Monseigneur,
Je viens de faire une tournée sur le point de la côte où l'ennemi a effectué
le 30 un débarquement. La ferme de Potraie, seule habitation où il ait pénétré, fait partie de la commune de Dragé, qui est à un quart de lieue de la mer. Les Anglais débarqués étaient armés de sabres et de pistolets, ils se sont fait donner à boire et à manger dans cette ferme et ont pris quelques Tolailles. Cependant, on se loue de Tofficier qui a contenu la troupe et a empêché Je pillage. Aucun des habitants n'a été maltraité. On leur a fait beaucoup de questions, principalement sur la force et l'espèce de troupes qui défendaient la côte. Une femme leur a dit que ces troupes étaient en assez grand nombre, et qu'elles ne pouvaient tarder à arriver. Cette réponse jointe au bruit des cloches et de la caisse qui s*est fait entendre à Dragé, les a frappés d'une terreur panique et ils ont promptement regagné leurs péniches. D'après tous ces rapports, je me suis convaincu que, vu la brume épaisse qui a duré toute la matinée, ni la vigie de Carolles, distante d'une lieue et demie du point de débarquement ni aucun poste ni aucune vedette n'avait pu découvrir les bâtiments en mer. Je me suis également assuré que tous les militaires étaient à leur poste, que tous avaient fait leur devoir. Comme à la faveur de ce débarquement l'ennemi aurait pu laisser à terre quelque agent du cabinet anglais, j'ai de suite fait inviter les maires des communes situées sur la côte à procéder sur-le-champ à des visites extraordinaires et à redoubler de vigilance. J'ai aussi engagé M. le procureur impérial près le tribunal criminel séant à Coutances, à requérir la gendarmerie, de fouiller promptement et avec le plus grand soin tous les villages qui avoisinent la mer, depuis Granville jusqu'à Genest.
Les autres parties de la côte vont aussi être battues extraordinairement par les chasseurs sous mes ordres. Je fais partir un ofQcier intelligent è la tête de âO hommes, qui se diviseront en deux détachements. Je lui indiquerai les points de sa tournée qui exigent le plus de surveillance et où il devra particulièrement porter son attention. Ce détachement sera suivi à quelques jours d'intervalle d'un autre, commandé par le lieutenant La Barthe, mon aide de camp, à qui je donnerai des instructions particulières. Il marchera avec précaution, et autant que possible pendant la nuit. Je connais assez l'intelligence du lieutenant La Barthe et le désir qu'il a de se distinguer pour assurer Votre Excellence, que, s'il découvre quelque Guillemot sur nos côtes, il ne le laissera point échapper. Je suivrai de près ces détachements.
Le !•' ventôse au matin, sont parties de Diélette, pour se rendre à Cherbourg, les canonnières n^ 89 et 95, les péniches n*» 375 et 39 et deux transports. L'ennemi, qui croisait devant le cap de la Hague, a essayé de couper le passage à Ouessant à ces bâtiments et à s'en emparer; mais une brume fort épaisse, qui les favorisait, leur a permis de se ranger sous le fort de Nacqueville. Une corvette a lâché sur le convoi quelques bordées. Sa marche n'en a pas été ralentie; il est arrivé à Cherbourg un seul transport qui en faisait partie ; il a été obligé de relâcher dans l'anse de Goury, où il était encore hier.
Le 3, sont parties de Cherbourg pour Boulogne, la canonnière n® 89, armée de 4 canons, et deux pierriers portant 25 hommes et 1 officier du 40* régiment, et la péniche n® 398, portant 6 hommes du 63* régiment.
Je suis avec un profond respect, Monseigneur, de Votre Excellence, Le très humble et très obéissant serviteur.
La Houssaye.
En résumé, comme bâtiments de guerre français, il existe au 31 décembre 1804(1) :
A Boulogne :
6 prames; 138 chaloupes; 206 bateaux; 182 péniches.
A Étaples :
36 chaloupes; 97 bateaux; 74 péniches.
A Wimereux :
4 corvettes; 32 chaloupes; 36 bateaux; 36 péniches.
A Ambleteuse :
4 péniches.
A Dunkerque :
3 prames françaises ; 18 péniches françaises.
A Ostende :
1 prame française ; 18 péniches françaises.
En tout : 889 bâtiments de guerre français.
(i) Rapport de Decrès, 31 décembre. BBi, 31.