VIII PREFACE
1798 seulement que Ton parvient à reconstituer une armée dont la majeure partie est bientôt détournée de son but pour être employée à la conquête de l'Egypte. Des essais de construction de bateaux plats, de petites entreprises, curieux épisodes, sans résultat d'ailleurs, complètent la première partie de ces études historiques sur r offensive contre l Angleterre.
Dans un second volume, on verra les mêmes causes suivies des mêmes effets. L'armée d'Orient partie, éclate l'insurrection d'Irlande. Il n'est plus possible de l'appuyer que par des expéditions partielles, dirigées tardivement et successivement. Aussi, la campagne du général Humbert, quoique vigoureusement menée, aboutit à un échec.
De nouveau, la guerre continentale absorbe l'attention du gouvernement. Il ne faut pas moins que les victoires de Zurich, Marengo, Hohenlinden, pour dissoudre la coalition. Isolée alors, endettée du fait des subsides fournis aux belligérants, affaiblie par des dissensions intestines, sans autres moyens de résistance que ses vaisseaux, menacée par le premier Consul qui dispose de toutes les ressources de la France agrandie, pacifiée et renforcée par des alliances, l'Angleterre doit enfin céder et signer la paix d'Amiens en 1 802 .
Ce n'est là qu'une trêve d'un an à peine, et un troisième volume sera consacré à l'examen des immenses préparatifs faits par Napoléon P en vue d'une opération qu'il ne put ou ne voulut jamais réaliser.
Ainsi ces études confirment, une fois de plus, cette