III
beaucoup aux forces effectives. La destruction de la Hotte hollandaise en octobre donna la tranquillité pour le présent à Tintérieur et permit de porter l'attention principale sur Tlrlande.
En 1798, les Français échouèrent dans leur entreprise d'hiver contre flrlande, mais de sérieux symptômes d'insurrection se manifestèrent dans ce pays; Tennemi menaçait encore d'une puissante invasion. Les 30,000 hommes de la « supplementary militia » étaient alors bien entraînés et capables de rendre des services, les autres forces militaires furent augmentées de telle sorte qu'en avril le tout consistait en 147,774 hommes.
Au mois de mai la irébellion irlandaise éclata. Les menaces d'invasion étaient apparentes dans tous les ports de France, de Flandre et de Hollande et la destination des grandes forces assemblées à Toulon était alors incertaine. Environ 20,000 hommes de plus de la « supplementiry militia » fuient appelés.
La milice anglaise et d'autres forces furent envoyées en Irlande et, au mois de septembre, l'armée à l'intérieur consistait en 175,200 hommes; à cette époque, la rébellion irlandaise était presque domptée. La flotte française fut détruite en Egypte et toute crainte d'invasion se dissipa.
Les succès de la campagne de 1799 en Italie et ailleurs donnèrent aux affaires une apparence favorable. L'armée régulière fut fortement augmentée par les volontaires provenant des milices anglaise et irlandaise. Au mois d août, lorsque l'expédition hollandaise fut entreprise, les forces de la Grande-Bretagne et de l'Irlande montaient à 173,838.
Le licenciement de la « supplementary militia » et le service dans la Méditerranée et ailleurs auquel on employa de grandes forces réduisit beaucoup l'effectif de l'armée de l'intérieur. Au mois de septembre elle montait à 141,200. A cette époque, les Autrichiens étaient réduits à la dernière extrémité.
Au milieu de janvier, la France dicta une paix humiliante et défavorable k l'Autriche. La Hussie, la Suède et le Danemark, sous prétexte de donner la liberté au commerce, furent ligués contre nous. La Prusse et peut-être l'Amérique pouvaient accéder à la Confédération et même le Portugal devait être obligé de renoncer à notre alliance. Nous ne pouvons être supposés prêts à résister à une telle situation. Notre force à l'intérieur en janvier monte à 139.678.
On a vu plus haut ce qu'il fallait penser de ces calculs (1).
Au moment où la guerre allait recommencer, la situation militaire d'ensemble était appréciée dans les termes suivants par lord Pelham (2) :
(1) Voir d-dessas, tome II.
( 2) British Museam, 33109 {Correspondance de Pelham),
LA PREPARATION MILITAIRE DE L'aNGLETERRE. 81
L^armée pour i803 comprend iiO,000 hommes et officiers, sans compter les troupes de Tlndo, et coûte 5,500,000 livres.
La diminution sur 1802 est de 65,900 en moins, coûtant 2,074,000 livres.
La diminution sur 1801 est de 72,600 en moins, coûtant 10,130,000 livres.
L^efTectif diffère de celui qui a été voté pour les six derniers mois, de 8,521 hommes en plus et coûtant 65,000 livres.
En 1801, il y avait environ 250,000 hommes sous les armes, qui se sont réduits au 1^' octobre 1802 de 123,343 hommes, savoir :
10,496 cavaliers, 71,374 miliciens, 20,679 fencibles,
5,122 invalides,
8,645 étrangers,
7,025 fantassins.
On pourrait retrouver facilement les miliciens et les invalides.
11 était nécessaire de licencier le plus tût possible les étrangers et certains corps de cavalerie.
Des 7,025 fantassins réguliers libérés, la majorité provenait de la milice après engagement limité et comptait être licenciée à la paix. Le reste se compose d^hommes venus de stations lointaines, fatigués ou incapables d'un service actif. Beaucoup peuvent être repris dans les nouveaux bataillons de garnison. L»a différence entre l'effectif actuel de Tinfanterie aujourd'hui et au 1*' octobre i804 n'est que de 7,000 hommes
Comme troupes de 2* ligne, on trouve :
Milice 72,000.
Milice irlandaise 20,000.
Yeomaary britannique 8,000 cavaliers.
Yeomanry irlandaise 10,000 cavaliers.
— * — 30,000 fantassins.
Il y a donc :
15,000 cavaliers réguliers, 8,000 cavaliers yeomea britanniques, 10,000 cavaliers yeomen irlandais.
33,000 cavaliers.
95,000 fantassins réguliers, 72,000 miliciens britanniques, 20,000 miliciens irlandais, 30,000 volontaires irlandais.
217,000 fantassins.
En tout : 250,000 hommes.
Les Anglais n'avaient pas perdu de temps pour se préparer à la lutte.
Ainsi qu'on Ta vu plus haut, dès le mois de mars, la milice avait été mise sous les armes et le 19 les premiers mouvements de troupes vers les côtes, en particulier vers Plymouth, avaient commencé (1).
Les « Marching books of the Army and of the Militia (2) » indiquent pendant les mois de mars et d'avrQ une série d'envois de troupes vers les côtes, mais le grand mouvement d'ensemble commence le 15 mai. En voici le résumé, d'après les mêmes sources :
Extrait du « Marching hook of the Army ».,
Date». Corps. Point à atteindie.
16 mai 5Ϋ d'infanterie envové à Canterburv.
70* Id Canterbury, puis batteries de
Thorncliffe.
i4« Id Silwerhill.
3l« Id Bishill.
Îi9® Id Dungeness.
39« Id SilYerhill.
53" Id Ipswich.
6* dragons (1 esc.)... Worcester.