‹ 1793-1805Chapitre 20 sur 112 · AU 12 NOVEMBRE · texte numérisé non relu

AU 12 NOVEMBRE

n y a plus de 500 bateaux canonniers (??); c'est tout ce qu'il faut. Il nous manque 200 à 300 péniches ; mais outre que les bateaux de Saint-Malo peuvent nous suppléer, à mesure que les chantiers seront vacants, on pourra les remplacer par des péniches.

La République italienne a offert 12 canonnières Je crois que les endroits

les plus favorables pour les mettre en construction sont Pans et Compiègne. A cet effet, faites organiser le chantier de la Râpée à l'instar des autres et mettez-le sous la même direction. On pourrait facilement y mettre 8 chaloupes en construction, on mettrait les autres à Compiègne; ce qui, avec les .30 qui seraient construites en Hollande, ferait 42.

Les constructions sur le Rhin ne sont pas comprises, car je pense qu'il y en aura davantage en construction dans le 5^ arrondissement

A Bruix,

4 septembre (qo 7073).

Nous avons, dans ce moment, assez de bateaux canonniers en construction, mais pas assez de chaloupes canonnières et de péniches. Si vous pouvez donc en mettre un plus grand nombre dans votre arrondissement, faites-le, vous avez tous les pouvoirs. Vous avez dans votre arrondissement plusieurs points qui pourraient en recevoir. Je ne vois pas pourquoi on n'y mettrait pas deux chaloupes canonnières. Je suis étonné qu'il n'y ait rien à Amiens. ....

n n'y a non plus aucune difficulté à mettre dans le 1*' arrondissement une vingtaine de caïques en construction. Le 1«' arrondissement est celui où les

(1) Correspondance de Napoléon» I/îttre du 21 juin, 6812, voir d-dessus.

(2) Voir ci-dessus.

constmctions sont les plus sûres, puisqu'il est plus près des lieux Depuis

TEscaut jusqu'à la Somme, je ne connais ni préfet, ni administration. C'est TOUS qui répondez de tout, tous deTez donc tout faire marcher (1).

Pour les péniches, Tordre fut donné le !«' septembre d'en construire 7 (1 à Saint-Malo, i à Granville, 1 au Havre, 1 à Boulogne, 1 à Calais, 1 à Anvers, 1 à Dunkerque), pour le service particulier du Premier Consul (2). Les garnisons devaient être des soldats de la garde ; les matelots en feraient partie. Telle fut Torigine des marins de la garde. 20 calques devaient être fournies par le 1®' arrondissement. 50 devaient prolonger la ligne d'embossage ; l'avantage de ces bâtiments étaient qu'en cas d'attaque de l'ennemi, « on peut en placer 2 ou 3 dans l'intervalle de chaque chaloupe canonnière, dès lors présenter une grande masse de feux, gêner et embar* rasser l'ennemi » (3).

Quoi qu'il en soit du désaccord constaté entre les renseignements donnés par Forfait et les projets du Premier Consul, les chiffres fixés le 22 août furent maintenus dans le plan d'organisation générale arrêté le 10 septembre (4). Celui-ci, malgré sa longueur, doit être donné in extenso, car c'est

(1) Dès cette époque les dépenses deviennent considérables. (t) Correspondance de Napoléon à Decrès, 7063.

(3) Lettres à Bruix, 4 septembre, 7073 et 7074.

(4) Dès ce moment le manqae d'argent commence à se faire sentir. (Archives de la Marine, BB*, 28.

Rapport.

Paris, le 14 fructidor an xi (1« septembre 1803).

lie montant toul des certificats pour travaux de grandes constructions, remis Jusqu'à ce jour par le citoyen Crucy, s'élève à 2,374,636 fr. 21 c.

Et ceux pour constructions relatives à la flottille à 50, 500

Ensemble 2,425,136 21

Il leur a été payd pour grande construction 1 ,679,800 ^

Pour la flottiUe 33,000 j ^71*»800 00

Il leur reste dû conséqnomment 7 12,336 21

Cet entrepreneurs exposent qu'ils ont pour 454,995 francs d'acceptations à payer dans le courant de ce mois, sollicitent un fort à compte en observant que les malheurs que vient d'essuyer la place de Paris, que ceux éprouvés également par le commerce de Nantes, leur enlèvent toutes les ressources do crédit sur lesquelles ils pouvaient compter.

DSCRÈS.

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