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DONZELOT

Il devait en aller autrement des corps du Nord. Les ordres adressés aux généraux Davout et Soult, le 29 août, leur prescrivent de partir pour Bruges et Boulogne du 3 au 7 septembre. Deux camps seront établis à Ostende pour les l'« et 2® divisions, et un à Dunkerque pour la 3®. Ils devront être prêts pour le 24 septembre et consister en baraques en bois (c de manière à pouvoir être occupées tout C hiver ». Il y aura aussi deux camps à Boulogne (1).

Ces prescriptions sont confirmées le 3 septembre (2). Les généraux Soult et Davout doivent partir le 7 (3). Le 4 septembre. Tordre est donné au général Ney de partir pour Montreuil ; bientôt, en effet, son corps d'armée sera désigné sous ce nom. Mais Dutaillis, chef d'état-major, ne partira que le 5 octobre pour ce nouvel emplacement (4).

Voici tout ce que Davout trouvera de son armée et comment il l'installera pour la station d'hiver qui est dès lors certaine.

L. Dayout, général de la Garde du Gouvernement, commandant en chef

le camp de Bruges, au Premier Consul (5).

Le 28 firactidor an xi de la République (15 septembre).

Mon général,

J'ai prévenu le Ministre de la guerre de mon arrlTée, et lui ai mandé que je voulais avoir le temps de me mettre au fait du commandement que vous m'avez confié, et me procurer des renseignements sur les divers objets que me prescrivent vos intentions, auparavant d'avoir l'honneur de vous rendre compte de l'exécution de vos ordres.

Trois objets m'ont été particulièrement recommandés :

1® La prompte organisation de l'armée, et la faire baraquer pour le 1" vendémiaire, dans les camps sous Ostende et Dunkerque ;

go Les constructions maritimes ;

3^ Défense des côtes, et particulièrement Ostende.

i^ La prompte organisation de Varmée^ etc^ La 13® légère, les 51«, 6M, 108* et lll* de ligne, qui sont les seules troupe»

(1) Ordres du Ministre du 29 août. (Archives de la Guerre. — Côtes.)

(2) Correspondance de Napoléon à Berthier, 7066.

(3) Correspondance de Napoléon à Berthier, 7066.

(4) Le Ministre au général Dutaillis, 6 octobre. (Archives de la Guerre. — Côtes.)

(5) Archives nationales, carton AF»', 1599, Guerre, Armées contre l'ADgleterre, expéditions de Tan vi, an vm, an xu.

l'ârmse expéditionnaire. 207

panreDues dans rarrondissement du camp de Bruges, seront baraquées d'ici au i^' vendémiaire, sous Ostende, dans deux camps que j'ai reconnus sur les dunes à la droite et à la gauche de cette place, de manière à remplir tos intentions pour la proximité des lieux d'embarquement.

La position des camps est la plus saine du pays, et ayant fait creuser dans les dunes sur toute la ligne, à 3 pieds de profondeur, on a trouvé de Teau meilleure que celle dont on fait usage h Ostende.

Les baraques sont faites avec des perches de sapin et couvertes de jonc. Cette couverture est préférée à la paille, dans le pays, qui offre sous ce rapport assez de ressources.

J'ai envoyé pour commander provisoirement la division qui doit se rassembler sous Dunkerque, le général de division Durutte, le seul que j'eusse encore. Ce camp sera baraqué à peu près à la même époque.

Les divers services se trouvent assurés.

Quant à l'artillerie, je n'ai encore connaissance que de la nomination du général Sorbier. J'ai deux faibles compagnies d'artillerie légère, mais 'sans matériel, et en outre deux compagnies d'artillerie à pied, employées à la défense d'Ostende.

3^ Défense des côtes et particulièrement Ostende.

Ostende est dans un état satisfaisant et on le doit à l'activité et à l'intelligence du contre-amiral Magon ; je regrette qu'il ait reçu une autre destination.

La batterie du musoir de l'est est aussi avancée que les temps l'ont permis.

Dès que j'aurai des pièces de campagne, j'établirai le service des batteries mobiles.

. 66 bateaux de pèche de Blankemberg sont entrés à Ostende dans la nuit du 27. On a eu beaucoup de peine à faire sortir les maîtres pécheurs et à les y conduire. C'est le pilote dont vous avez placé le fils à Compiègne qui est sorti le premier et a déterminé les autres par son exemple.

Le général Durutte me mande de Dunkerque que les bateaux canonniers sont partis pour Boulogne le ï7, à 10 heures du matin.

Les rapports du général Monnet annonçant toujours l'attaque de Tile de Waicheren, et quelques autres circonstances ont porté mon attention sur la défense de l'île de Cadzand ; la mauvaise saison pour les maladies ne me permettant que d'y tenir des postes, j'ai fait reconnaître toutes les communications par lesquelles je me propose de m'y porter rapidement (\) avec deux demi-brigades à la première annonce que j'aurais de l'approche de l'ennemi.

(1) Cette mesure fut rapportée par le Premier Consul.

Au général Davout, commandant le camp de Bruges,

Paris, 5 vendémiaire an xii (28 septembre 1803).

Citoyen général Davoat, j'ai reçu vos dernières lettres. On m'assure que vous avez mis une demi-brigade dans Ttle de Cadzand. Si cela est, je désire que vous la retiriez, car ces troupes tomberont malades. Si les Anglais tentuent une attaque sur llle de Waicheren,

A cet effet, je tiens à Eloo la i3« légère, qui se portera à Ardemberg (?) sur Grade; et la 6i* par Léclme (où des moyens de passer le Swin sont préparés) sur Testran, pour attaquer les Anglais par les derrières, en supposant qu'ils eussent effectué un débarquement, et marché sur Buskens, Une demibrigade, dans ce cas, aurait ordre de se porter à Léclme pour servir de réserve.

Gomme il n'existait à Buskens qu'un seul mortier, j'ai donné les ordres pour qu'on y en transportât quatre, qui existaient à Nicuport, entièrement inutiles.

Demain, Je vais avec le général Dumas dans l'ile de Cadxand.

Je dois TOUS faire connaître, mon général, que la besogne d'un général en chef, avec un chef d'état-major comme le général Dumas, devient bien plus

facile.

Respect et dévouement sans bornes.

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