LE PUY
Mermet, prêtre
aS fructidor an vi — 14 septembre i;g8.
[Mermet, Jean, originaire du Jura, curé de Saint-Ferréold'Aurouze, canton de Saint-Didier-la-Séauve (Haute-Loire), avait quitté sa cure par suite du décret du 26 août 1792, et s'était retiré à Ferrare, dans une communauté de religieux; il
SgO COMMISSIONS MILITAIRES.
y traduisit en français les traités que saint Liguori avait composés en italien.
Il rentra en France après thermidor. Arrêté dans la paroisse de Saint-Didier, le 21 août 1798, il fut conduit dans les prisons du Puy.
Le 14 septembre, il comparut devant la commission militaire. Il refusa de déclarer, ce qui l'eût sauvé, qu'il n'était pas sorti de France. Il fut défendu par M. Gineis.
On le fusilla le lendemain sur la place de la Liberté i.]
Au quartier général à Lyon, le 2"= jour complémentaire, l'an vi de la République française une et indivisible.
L.-A. Pille, général divisionnaire, commandant en chef la iQ^ division militaire, au ministre de la justice.
Citoyen ministre, Je vous envoie l'expédition visée de moi du jugement rendu par la commission militaire établie près la i^^ subdivision de la 19^ division militaire séante au Puy (Haute- Loire), qui a condamné à la peine de mort le nommé Jean Mermet, âgé d'environ cinquante-trois ans, prêtre réfractaire, déporté rentré, et inscrit sur le 4® supplément à la liste des émigrés arrêté par le ministre des finances, le 29 pluviôse an iv.
Expédition. Signature autographe.
Salut et fraternité.