I. Lire : Théolayre
sy vendémiaire an \ ii.
L'administration de la Haute-Loire et le commissaire du Directoire exécutif près elle (sic), au m,inistre de la justice.
Le directeur du jury de l'arrondissement d'Yssingeaux, par ordonnance du 27, renvoie Dominique Allier, Gharhoiinel de Jussac et Robert, devant le conseil de guerre de la 19*^ division militaire. Ils partent ce soir à dix heures, escortés d'une force armée sulïisante.
Pressée.
Le 14 brumaire an vu.
Le ministre de la Justice au général Pille.
Il serait bien essentiel que Ton fît la vérification des papiers des deux personnes de Lyon auxquelles écrivait cet émigré; ils pourraient contenir des renseignements précis ; ces deux personnes doivent aussi être poursuivies comme complices d'émigrés, conformément aux dispositions du titre IV de la loi du 25 brumaire an m, si, comme il le parait, ils ont reçu l'ex-marquis de Surville, lui ont prêté assistance ou entretenu une correspondance avec lui, et vous devrez à cet effet remettre les originaux des lettres dont il s'agit au commissaire du Directoire exécutif près le tribunal criminel, qui prendra les mesures nécessaires pour faire faire ces poursuites.... »
En marge : 6 frimaire an vu. Envoi au Rédacteur de la lettre du général Pille annonçant le jugement qui condamne Allier et ses deux complices. Invitation d'insérer.
4o6 COMMISSIONS MILITAIRES.
28 brumaire an vu.
Pille, général divisionnaire, commandant la ig*^ division militaire à Lyon, au ministre de la justice.
J'ai pensé, yu Fimportaiice de révénement, son influence sur la tranquillité intérieure, et pour plus de célérité, devoir écrire au Directoire exécutif directement la lettre dont la teneur suit.
Lyon, 27 brumaire, à 4 heures du soir.
Citoyens directeurs,
Dominique Allier et ses deux complices viennent de tomber sous la hache de la loi sur la place de la Liberté, en face de la maison commune de Lyon i. Une foule immense s'est précipitée sur leur passage, poussée par la seule curiosité. Le nommé Robert, qui a monté le premier sur Téchafaud, et qui, entre autres crimes, a assassiné un curé assermenté qui lui donnait l'hospitalité, s'est écrié qu'il mourait pour son Roi et la religion catholique, apostolique et romaine ; le deuxième, Charbonnier (sic) de Jussac, qui avait salué tranquillement de droite et de gauche le long de la route, s'est écrié aussi : Vive le Roi ! Adieu, brigands ! Enfin, le troisième, Dominique Allier, après le même cri de : Vive le Roi ! a ajouté : Un roi et un Dieu sur la terre.
L'ordre et le calme n'ont pas été un moment troublés dans cette grande commune ni pendant l'instruction de la procédure ni pendant leur exécution. Les décadis s'observent exactement; la loi de la conscription est eu