QUIMPER
Louis-Victor Loménie de Brienne.
Vendémiaire an vu — octobre 1-98.
[Dix-huit ans. Il fut le premier émigré qu'eut à juger la commission du Finistère; il avait émigré à onze ans; il était rentré après fructidor.
On raconte que, « se Irouvanl sur une frégate anglaise qui capturait un corsaire français, il avait obtenu du commandant la grâce de ce corsaire, qui s'était engagé par reconnaissance à lui faire revoir son pays natal. »
Il resta six mois en prison; fut transféré à Paris, puis renvové devant la commission militaire du lieu de son arresta-
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tion, c'est-à-dire dans le Finistère. Il eut pour conseil un jeune étudiant en droit, nommé Lamare. Le président de la commission militaire était Bouté, chef de la 8i° demi-brigade i.]
ce La commission militaire, séante à Quimper, a condamné à la peine de mort Louis-Victor Loménie de Brienne, neveu de l'arche vêc{ ne de Sens. Il a été convaincu d'émigration, d'un premier débarquement à Quiberon, d'un second sur des côtes avoisinant Jersey, d'où il s'était fait transporter en France par des pêcheurs gagnés par argent. »
Journal de Paris, 28 vendémiaire an vu.
« La citoyenne Loménie-Brienne assure cjue c'est à tort que Finclividu, condamné il y a quelque temps à mort par la commission militaire de Quimper, a pris le nom qu'elle porte elle-même. Elle déclare qu'il n'existe plus personne de ce nom. »
Journal de Paris, ^ brumaire an vu.