L. Hoche i
Copie par Jujardy.
I. On trouve aussi cet ordre dans Rousselin, Vie de Lazare Hoche, t. II, p. 467. Son texte ajoute : Copie de l'arrêté du Directoire sera jointe au présent. Rousselin publie encore (p. 468-469) à cette date les deux lettres du général Hoche qui suivent :
Au ministre de la guerre.
10 thermidor an v.
Vous avez vu, par ma précédente lettre, que j'étais fort incertain sur la marche des troupes ; dix fois au moins elles ont été en avant, et ont rétrogradé par suite des ordres qu'ont donnés les généraux et les ministres. Fatiguées et harassées, elles ne savent plus qui entendre, et à peine
i3 thermidor — 3i juillet.
Le ministre de la guerre invite le général Hatry à faire rester jusqu'à nouvel ordre à Beauvais deux escadrons du lo^ hussards destinés aux départements de l'ouest.
Minute.
Même date. i3 thermidor — 3i juillet.
Le ministre de la guerre au général Hoche.
Il lui transmet copie d'un arrêté du Directoire exécutif portant que les 6,000 hommes d'infanterie, 2,000 de cavalerie et
osé-je leur adresser des ordres en conséquence de ceux que je viens de recevoir de vous, en date du 8 du courant.
Les troupes ont besoin de quatre jours de repos. Marquez-moi, par le retour du porteur de la présente, si définitivement elles doivent aller à l'ouest. Rappelez-vous, citoyen ministre, qu'on peut aimer son pays, sans cependant prétendre sacrifier son existence à des erreurs telles que sont celles qui ont eu lieu depuis dix jours. Le retour du courrier suffira à peine pour faire prendre haleine à des troupes qui viennent de faire soixante lieues sans avancer de dix pas. Transmettez-moi vos derniers ordres; et si un dernier sacrifice de ma part peut encore servir la patrie, croyez que je ferai plutôt celui de mon repos particulier, que de voir inexécuter les intentions du gouvernement.
J'attends ici votre réponse.
Au général Richepanse.
10 thermidor an v.
Pour éviter les marches et contremarches que vous et votre division faites encore sans doute, je vais déterminer les endroits que vous devez occuper pour leur faire tenir garnison.
Vous voudrez bien, mon cher général, réunir deux régiments sous vos ordres à Épernay, et deux autres à Rheims, où ils ne recevront à l'avenir des ordres que de vous et de moi. Je compte avoir sous peu le plaisir de vous embrasser et de A'^oir la brave division que vous avez sous vos ordres.
Je vous invite à établir votre quartier général à Épernay.
LE GÉNÉIIVL IIOCIIE. 23
1,000 d'artillerie qui ont été détachés de l'armée de Sambreet-Meuse suivront leur destination vers l'ouest ; faire rentrer les autres troupes dans l'armée de Sambre-et-Meuse. Recommande de faire tenir aux divers corps des routes différentes, afin de ne pas encombrer les lieux de passage.
Original.
XXXY.
Même date.
Du même.
Avise le commissaire ordonnateur de la 2P division militaire, à Mézières, du passage de troupes par Soissons et Beauvais.
Demande d'être instruit exactement de leur marche et de leur arrivée à Beauvais, afin de pouvoir domier les ordres nécessaires pour les subsistances pendant leur marche ultérieure vers Rouen et Avranches.
Original.
Du même au général Hoche.
« .... L'intention du Directoire, en le chargeant de l'expédition maritime qui se prépare, est qu'il conserve, jusqu'à ce que cette expédition s'effectue, le titre de général en chef de l'armée de Sambre-et-Meuse.... Il le prie de désigner l'ofîîcier général qui, par ses talents et son ancienneté, lui paraîtra mériter la confiance du gouvernement. »
Original.
14 thermidor — 1»' août.
Du Directoire au ministre de la guerre. Le Directoire exécutif a rejnarqué, citoyen ministre,
dans le n° 3i4 du Messager du soir, une lettre signée du citoyen Charron, président de l'administration départementale de la Marne. Il vous invite à lire cette lettre et à lui donner promptement une explication positive sur le discours que l'on vous y fait tenir ^.
Le Directoire recommande de nouveau à votre zèle de ne rien négliger pour découvrir enfin l'auteur de l'ordre de route qui dirigeait des troupes sur la Ferté-Aleps.
Vous avez entr' autres mesures proposé au Directoire celle d'envoyer à Gharleville une personne spécialement chargée de voir un citoyen Lesage, qu'on dit commissaire des guerres dans cette place, et de monter ensuite d'ordre en ordre selon les renseignements que cette personne pourrait se procurer. Le Directoire vous invite à lui faire savoir si ce moyen vous a déjà fourni quelques lumières.
Le Directoire vous invite enfin, citoyen ministre, à donner à ce citoyen Lesage l'ordre le plus prompt de se transporter sans délai à Paris près de vous pour y rendre compte de sa conduite.
Le président du Directoire exécutif, Carnot.
Par le Directoire exécutif :
Le secrétaire général,
Lagarde.
Original.
I. « Nous avons trouvé le nouveau ministre de la guerre dans les meil leures dispositions ; non seulement il a écouté nos réclamations avec la plus sérieuse attention ; mais, ce qu'il importe surtout de savoir, il a manifesté une désapprobation qui, quoique tacite, nous a paru fort expressive. Il nous a été facile de juger de ses intentions et de Festime qu'il porte à son prédécesseur par l'empressement qu'il mit à nous dire que jamais Petiet n'eût donné aux troupes un ordre pareil à ceux qui les jettent çà et là pour des opérations dont on ne tardera peut-être pas à dévoiler le terrible mystère. » Messager du soir.
Mêm date.
Du ministre à Lesage, commissaire des guerres.
Ordre de se rendre à Paris avec tous les ordres qu'il a pu recevoir ou transmettre.
10 thermidor — a août.
Du ministre de la guerre, Schérer, au Directoire.
Il s'explique d'abord sur l'article du Messager du soir : « Un pareil discours, si je l'avais tenu, prouverait dans moi une conviction claire et précise qu'il y a eu des intentions perverses de la part de tels ou tels individus. Or, vous sentez, citoyens Directeurs, qu'une pareille assertion de ma part comme fonctionnaire public m'obligerait, sous peine de passer pour complice, à vous dénoncer les coupables. Cependant, je ne vous ai point dénoncé de coupables, puisque je ne vois point encore de certitude qu'il y en eût. Il est donc impossible de supposer que je me sois servi de telles expressions précitées, etc. » Sur le surplus, Richepanse aurait demandé une route à Lesage pour quatre régiments et aurait même désigné la Ferté-Aleps. Attend Briand.
Minute, très surchargée.
17 thermidor — 4 août 1 .
Portiez et Borel, députés de l'Oise, se plaignent au ministre de la guerre de l'indiscipline des hussards à Beauvais ; des
I. C'est ce même jour que Delarue, au nom de la Commission des Inspecteurs, fit aux Cinq-Cents' un rapport sur la motion de Willot tendant à
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déserteurs partent par pelotons de quatre et six, avec armes et chevaux, et se répandent dans les campagnes vers Paris.
Autographe de Portiez avec signature de BoreL
On lit en marge, de la main de Carnot : « Je crois, citoyen ministre, que cette lettre m'a été adressée par erreur. Je vous la renvoie en vous priant de prendre son contenu en grande considération.
« 19 thermidor an 5 républicain.
« Carnot. »
La suscription de l'adresse porte en effet : Au citoyen Carnot, Directeur, au palais directorial.
ANNEXES
Nous empruntons encore à Rousselin les trois lettres suivantes de Hoche :
19 thermidor an v.
Aa général Lemoine.
Maintenant, mon cher général, on veut à toute force que nous marchions vers l'intérieur....
Je vous envoie deux routes qui m'ont été transmises par le ministre de la guerre. A leur réception, vous voudrez bien mettre en marche la légion des Francs. Elle suivra la route n° i, afin d'aller à Avranches. La cavalerie est à Gambray; vous lui ordonnerez de joindre le corps à Rouen. Le général de brigade Ganey suivra cette colonne et veillera à ce que les troupes se comportent bien en route....
mettre Hoche en accusation. Hoche y répondra dans le Moniteur sous forme d'une lettre à un sieur B., citoyen américain, (i" fructidor an v — 18 août 1797.)
19 thermidor an v.
Au minififre de la guerre.
Si le Directoire tient à ce que neuf cents i hommes marchent vers rOuest, veuillez bien me le faire savoir, afin que je fasse partir le général Spithal avec les troupes qu'il commande, et qui seront à peine suffisantes pour compléter le nombre prescrit.
Je vous réitère, citoyen ministre, que je n'irai ni à Brest, ni à Rennes, ni à Avranches, l'expédition ne pouvant avoir lieu. Au surplus, je me bornerai à défendre la république de toute invasion, et n'irai plus faire le Don Quichotte sur les mers, pour le plaisir de quelques hommes qui voudraient me savoir au fond....
21 thermidor an m [lire an v].
Au général....
Je vous remercie, mon cher général, de l'envoi des lettres du ministre : vous avez bien fait de tenir la main à leur exécution.
Toutes les troupes, loin d'aller dans l'intérieur, rétrogradent sur l'armée de Sambre-et-Meuse. Moi-même je pars à l'instant pour Gissen, mon quartier général 2.
21 thermidor — 8 août.
Du ministre de la guerre au général Hoche. Il lui rappelle l'ordre de mettre en marche 9,000 hommes et