‹ 18 fructidor: documents pour la plupart inéditsChapitre 41 sur 180 · I. Cette lettre est de la même main que celle du 18 juillet · texte numérisé non relu

I. Cette lettre est de la même main que celle du 18 juillet

LETTRES DE MATHIEU DUMAS. Sq

pation sans relâche, ou plutôt un combat de tribune dans lequel j'ai soutenu, pendant trois jours, l'organisation des gardes nationales présentée parle général Pichegru i, il ne fallait pas moins que l'ardeur qu'inspire un tel compagnon d'armes pour m'y livrer tout entier et difierer les cours d'éclaircissement ^ que j'ai promis de vous donner par ma dernière sur les circonstances présentes.

Vous avez bien raison de penser qu'il y a eu des fautes commises de part et d'autre, mais il n'y a, du côté du Corps législatif ou plutôt du Conseil des Cinq-Cents que, des imprudences sans résultat, des présuppositions d'intention, de l'humeur contre ce mépris insultant de la majorité de la représentation nationale ; enfin, des discussions impolitiques, mais pas une atteinte réelle, pas même un projet allarmant par rapport à la Constitution.

Quant à l'autre côté, vous savés et voyés plus que je ne pourrais vous en dire ; ils ont eu, à l'arrivée du respectable Barthélemi 3, une occasion de faire marcher loyalement la machine, et par les finances, et par la politique, et par l'armée, et je vous jure qu'il n'a pas tenu à nous de leur rendre cette occasion honorable, sûre et commode, et de leur faire reconquérir, au profit -de tous, l'affection nationale.

Ils ont voulu s'appuyer le plus long temps possible sur les lois révolutionnaires, et le ministre Merlin, qui n'existe que pour elles et par elles, leur a démontré qu'il fallait les soutenir à tout prix, c'est-à-dire se battre plutôt que de l'abandonner, lui Merlin.

1. Cf. séance du aS thermidor (Moniteur du 29 et du 3o) : le numéro du 3o contient le texte de la loi sur les gardes nationales.

Page 1