Neuf heures du matin
2. Deux heures avant midi (sic). Les crochets [ ] indiquent que le passage n'est pas reproduit textuellement, mais seulement analysé.
54 LE COUP d'État.
Le Directoire, voulant concilier les précautions qu'exige la sûreté générale avec la nécessité de maintenir l'activité de sa correspondance avec les départements et les armées, arrête que les courriers de la poste aux lettres qui devaient partir aujourd'hui seront expédiés à l'heure ordinaire, mais qu'il ne leur sera remis d'autres dépêches que celles timbrées Directoire exécutif.
Le citoyen Garrouge, l'un des administrateurs, est chargé de cette mesure; on l'autorise à s'adjoindre à cet effet les employés qu'il jugera convenable de désigner, tant au dehors qu'au dedans ^.
On charge le maître de la poste aux chevaux de Paris de fournir le nombre ordinaire de chevaux nécessaire pour le départ de ces courriers.
[Mandat d'arrêt contre les auteurs et imprimeurs de 32 feuilles périodiques 2.]
Le Directoire reçoit l'avis que des chouans, se disant membres du Corps législatif, sont rassemblés chez Henry Longuève, et que le nommé Derisse, ci-devant aide de camp de Miranda, espion des Inspecteurs de la salle, a dit ce matin qu'ils allaient se rassembler au nombre de dix mille pour chercher à laire une trouée avec les députés coupables qui voudront se sauver avec eux. Le Directoire transmet de suite au général commandant la 17^ division militaire ces renseignements, avec une lettre portant invitation de prendre les mesures qu'ils exigent.
[Envoi au Conseil des Cinq-Cents d'un message sur les mesures prises 3. Loi sur l'entrée des troupes dans le rayon