I. C'était le domestique de Willot
Thomas, pour me le l'aire toucher sur quelque maison à Rociieffort, ayec ce qui lui reste à moi.
Je voudrais que la montre que Rochemont a dCi achetter soit envoyé avec la chaîne à la citoyenne Gasenove, qui me redevrait alors environ dix louis. Si l'emplette n'est pas faite, tu me feras tenir les 3o louis que j'avais donné à Rochemont. Apprend-moi si tu as reçu une lettre que je t'ai écrite hier dans laquelle il y en avait une pour ma mère ^ — Tu vendras les boucles, pommes de cannes, argent d'Espagne, que tu sçais que j'ai, ainsi que mes équipages; enfin tu feras pour le mieux; j'espère que Léon '^ sera bien aise de te prendre avec lui et je ne désespère pas de te revoir. Lorsque Joseph ^ sera inutile, tu solliciteras mes amis de le placer; il gardera les effets que je lui ai donné, et, avec l'argent que je lui ai laissé, tu lui remettras i5o francs.
Pour toi, mon ami, des services comme les tiens sont sans prix ; prends trois cent, quatre cent livres, ce que tu voudras, à raison de tes besoins et de ma position. Je ne me regarderai pas quitte envers toi. Rapelle-moi au souvenir de mon hôte, de mes amis; écris-moi si tu as fait ma commission rue des Capucins, et ce qu'elle t'aura répondu. Fais aussi mes adieux au citoyen Gallot et ses associes ; tu ne saurais me faire plus de plaisir que de me donner des nouvelles des personnes que j'aime et aux [quelles] je m'interdis d'écrire. Dis-leur que je supporterai mon sort et que mon courage est [à] l'épreuve de tout.
Adieu, mon cher Moncade, je t'embrasse comme ton ancien maître et ton ami.
WiLLOT.