‹ 18 fructidor: documents pour la plupart inéditsChapitre 83 sur 180 · C'est sans doute un nom de ferme · texte numérisé non relu

C'est sans doute un nom de ferme

2. Il mourut à Sinnamary, le 23 juin 1798, le même jour que ïronson du Coudray. — Nous n'avons pas de lettres de Rovère ni de Brotier : Rovère mourut à Sinnamary, le 9 septembre 1:798, et Brotier, trois jours après. Aubry, Ramel et Pichegru, de qui les lettres, s'ils en ont écrit, ne nous sont pas parvenues, prirent part à l'évasion du 3 juin ; Aubry mourut à Demerary.

La Villeurnoy mourut à Sinnamary, le 23 juillet 1798. Trois de ses lettres sont conservées en original aux Archives nationales: l'une, du 9 octobre 1797, commence ainsi : « Je n'ai pu, mes excellentes amies, me procurer qu'aujourd'hui, etc.; » la deuxième, du 12 octobre : « Je vous avouerai, mes excellentes amies, que jusqu'au dernier moment, etc. ; » enfin voici le début de la troisième, du 4 novembre 1797 : « C'est aujourd'hui saint Charles, etc. » Elles sont adressées, la première et la troisième « aux citoyennes More sœurs, rue Neuve Sainte-Catherine, w 683, à Paris, » et la deuxième « à la citoyenne Deprémilon, rue Culture Sainte-Catherine, n" 52o, au Marais, à Paris. » Ces pei'sonnes avaient été impliquées dans la conspiration Brotierla Villeurnoy; mais le conseil de guerre les avait acquittées. En 1873, M. Honoré Bonhomme a publié treize lettres de la Villeurnoy, d'après « un petit volume cartonné, format in-i8, de 1^3 pages, en tête duquel on lit, de la main de la Villeurnoy : « Correspondance avec des amies restées en France à l'époque de ma déportation (septembre 1797). Première partie, comprenant treize numéros, depuis le 12 octobre 1797 jusqu'au 25 avril 1798. » C'est, sans doute, le registre sur lequel la Villeurnoy avait, comme il le dit lui-même (p. 297), coutume de recopier ses lettres avant de les envoyer. Cette correspondance est écrite tout entière de sa main et signée de lui; elle comprend les trois lettres dont les originaux sont aux Archives. (Correspondance inédite de iH"« Théophile de Fernig, aide de camp du général Dumouriez, suivie du coup d'État du iS fructidor an F, d'après le journal inédit de la Villeurnoy, agent secret de Louis XVIII et l'un des déportés d la Guyane française^ d'aj^rès les manuscrits autographes originaux, avec introductions et notes, par Honoré Bonhomme. Paris, Didot, 1873.)

Page 1