Macdonald à Berthier
Lettre qui annonce au major-général que Yorck, ce Yorck ciue Macdonald attendait vainement et qu'il croyait aux prises avec l'ennemi, a traité avec les- Russes.
Tilsit, 31 décembre 1812.
Monseigneur, après quatre jours d'attente, d'inquiétudes et d'angoisses, dont une partie du corps prussien a été témoin, sur le sort de l'arrière-garde qui, depuis Mi tau, suivait à une marche de distance, j'apprends enfin par une lettre du général d'Yorck qu'il a décidé lui-même du sort du corps prussien.
Je joins ici copie de cette lettre sur laquelle je ne me permets aucunes réflexions ; elles sont trop accablantes.
Le général Massenbacli qui était ici avec moi, avec deux batteries, six bataillons et dix escadrons, est parti ce matin sans mes ordres pour repasser le Niémen; il va rejoindre le général d'Yorck; il nous laisse ainsi en proie à l'ennemi et sans un homme de cavalerie.
Je rassemble à la hâte la 7*^ division et je la mets en marche pour Labiau ; j'ignore si je pourrai y arriver intact, étant enveloppé de toute part de cavalerie.