Sic
îl n'y eut que les luissards noirs qui devaient faire l'arrière-g-arde et qui restaient les derniers dans la ville, qui ne bougèrent pas.
Le reste de la colonne élait à 5 heures du matin dans le faubourg de Tilsit.
Les dragons devaient loger dans l'intérieui' de la ville. Les trouvant en bataille dans le faubourg, je témoignai mon mécontenteFiient de ce qu'ils n'étaient point encore logés. On me dit que le colonel Trèskow était allé prendre les ordres du général Massenbach et avait ordonné qu'on l'attendît. Cette démarche me parut irrégulière puisqu'il était sous mes ordres. Mais, comme cet ofïicier jouit d'une très mauvaise réputation dans l'armée prussienne, que ses camarades ne se gênent pas de s'expliquer sur son compte, j'attribuai à une inconséquence de sa part ce qui avait un but criminel. J'ordonnai de faire rentrer les dragons dans leurs quartiers et je me rendis en ville.
A 9 heures du malin, j'appris que les dragons, les hussards, la batterie du major Graumann et le bataillon m'avaient abandonné.
Je dois ajouter que les officiers russes qui sont venus en parlementaires, au moment oij V. E. est partie de Tilsit, ont paru fort étonnés de ce que l'on ne se doutait pas de la défection du corps prussien. Un d'eux nous a assuré que depuis plus de trois mois cette affaire était en négociation.