‹ 1812, la guerre de Russie, notes et documents (volume 2)Chapitre 128 sur 139 · Macdoiiald à Berthier · texte numérisé non relu

Macdoiiald à Berthier

Macdonakl sait que le roi de Prusse a destitué Yorck et l'a remplacé par Kleist, Mais Frédéric-Guillaume sera-t-il obéi? S'il a de bonnes intentions, ses troupes ne lui ressemblent pas, et la division d'Yorck est soumise aux excitations du peuple de la Prusse orientale. Elle n'hésitera même pas, selon Macdonald, à mettre bas les armes; ce sera une comédie, et les principaux personnag'es y joueront leur rôle à merveille.

Braunsberg, 8 janvier 1813.

Monscig-neur, je reçois, avecla lettre que V. A. m'a fait riionneur de m'écrire hier, copie de celle du comte de Saint-Marsan. Les intentions du roi sont ])onnes; mais celles de ses troupes sont très mauvaises. Les habitants de la Pi'usse orientale, pour ne pas parler de la généralité de ceux du royaurne, partagent ou excitent ce mauvais esprit.

La convention du général d'Yorck porte, à ce que j'ai appris, que son corps occuperait trois points : Memel, Tilsit et Labiau. Les Russes avaient sans doute leurs raisons pour diviser ces troupes. Ils prévoyaient le cas oii le roi désavouerait la conduite de son général.

Croyez, Monseigneur, que les troupes prussiennes du général d'Yorck ne feront aucune difficulté pour mettre bas les armes si les Russes font seulement mine de vouloir les désarmer. C'est une comédie qui sera jouée à merveille par les principaux personnages'.

1. Le même jour il mande à Berthier quil a, en combattants, 14.344 hommes, officiers compris, d'infanterie, 4.531 hommes et 67 officiers de cavalerie, et 38 î^ouches à feu.

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