Maret à Macdonald
Maret donne à Macdonald des nouvelles de l'Empereur ainsi que du théâtre de la guerre et le laisse libre d'assiéger ou de ne pas assiég^er Riga.
Vilna, 17 septembre 1812.
Sa Majesté est entrée le 8 à Mojaïsk. Cette ville était remplie de mourants et de blessés abandonnés par les Russes.
Le 11, au matin, le roi de Naples, avec Tavantgarde, était à huit heures en avant de Mojaïsk et à seize de Moscou.
L'Empereur, dont les dernières lettres sont du 12, se portait à merveille.
Il supposait que, d'après les grands événements qui viennent de se passer, le général Wittgenstein ne resterait pas sur la Drissa et chercherait à se porter entre Pétersbourg et Moscou. J'écris, d'après les ordres de S. M., à M. le maréchal de Saint-Cyr pour qu'il se tienne bien informé de ce mouvement, qu'il le suive vivement et qu'il arrive en même temps que Wittgenstein pour couvrir le flanc de l'armée.
S. M. m'ordonne de vous écrire en même temps que, dans cette supposition, vous avez carte blanche pour entreprendre le siège de Riga et faire ce que vous trouverez de plus utile au service de l'Empereur.