Napoléon à Viasma
Le 31 octobre, l'armée arrive à Viasma, et c'est ce jourlà que Castellane raconte qu'il a a^u l'Empereur eu bonnet fourré et en pelisse verte. Le chirurf^ien Henri de Roos (Erinnerungen, p. Holzhausen, p. 150) voit, de même, à Viasma, le 2 novembre, l'Empereur dans ce costume. Ce qu'on notera surtout, c'est le témoignage qu'il rend à l'armée qui ne cesse pas d'admirer Napoléon, d'espérer en lui, de se fier à lui.
Le 2 novembre, par un air frais et froid, par un gai soleil, nous sortîmes de Viasma à midi.
Napoléon arriva à cheval dans sa redingote grise. Il n'avait plus son chapeau ; il portait un chaud bonnet de couleur verte avec une fourrure grise. Près de lui chevauchaient ses plus proches parents dans l'armée, le roi de Naples, d'un côté, et le vice-roi d'Italie, de l'autre.
Du reste, son cortège était mince. et là, comme auparavant et comme plus tard jusqu'à la Bérésina, l'estime et le respect qu'on avait pour lui n'a pas souffert, malgré tous les maux et tous les malheurs subis et à subir. Les regards de ses troupes se portaient sur lui avec admiration, et ils le suivaient avec confiance, avec espoir. Là et plus tard j'ai entendu des officiers de diverses nations dire : <( Tant que Napoléon seraavec nous, notre courage ne faiblira pas; pourvu seulement que les forces nous restent! »
LA GLKURI-: DE HL'SSIP: 127