‹ 1812, la guerre de Russie, notes et documents (volume 2)Chapitre 57 sur 139 · La place d" Orcha · texte numérisé non relu

La place d" Orcha

Le major Brosset, commandant la place (fOrcha, annoncele 1() novembre à Berthier qu'il a, avec le marquis d'Alorna arrivé l'avant-veille, arrêté et rallié quelques isolés; qu'il saura, s'il est attaqué, défendre les magasins et les fours; qu'il a parqué l'artillerie, les équipages, les voitures, formé ce que les Allemands nomment une « Wagenburg » ; qu'il est en état de résister à un coup de main.

Orcha, IG novembre 1812.

Monseigneur, j'ai l'honneur de prévenir V. A. que j'ai arrêté 400 hommes environ de divers corps, à la tête desquels j'ai mis des officiers. De ce moment, je suis sûr de la conservation des magasins et des fours, ayant tout près de ces établissements qui, eux-mêmes, sont propres à quelque défense, une grande maison percée de beaucoup de fenêtres. Je pourrai y mettre 150 hommes^ 200 peut-être, en tenant en dehors l'élite de ces hommes qui s'adosseraient à la muraille.

Quant au parc d'artillerie, aux 4.000 fusils et aux pontons que le commandant d'artillerie n'a pas voulu laisser sur la rive droite du Dnieper à cause de l'apparition des Russes du côté de Krasnoï, mouvement qui pouvait menacer Doubrovna et Orcha, ainsi que celui de quelques Cosaques vers Gorki, les divers équipages d'artillerie, dis-je, sont sur la rive droite de rOrcl'.a, les pièces en batterie formant un carré, toutes liées les unes aux autres par des petites char-

relies qui l'erment les intervalles. Toutes les voitures de munitions, pontons, etc., sont parquées dans un grand ordre et au centre du carré. Les canonniers sont, avant le jour, tous les matins, à leurs pièces; l'infanterie, près des magasins et places commodes, et par toutes ces mesures nous sommes en état de parer un coup de main même forcé. M. le marquis d'Alornaestici depuis deux jours et rectifie tout ce qui est susceptible de l'être.

L'Orchaet le Dnieper sont gelés et portent presque partout.

Le major commandant la place,

Brosset^

1. Jacques Brosset, né en 1775 à Mamers, sergent-majoi' au 4* bataillon delà Sarthe en 1792, sous-lieutenant (1793), lieutenant (1794), capitaine (1799), chef de bataillon au u7"' (1807), major et aide de camp de Davout (1811), major titulaire au 29* (18l4), commandant d'armes à Metz, mis à la retraite pour infirmités en 1822 avec le grade de colonel honoraire.

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