‹ 1812, la guerre de Russie, notes et documents (volume 2)Chapitre 72 sur 139 · Les Polonais à la Bérésina · texte numérisé non relu

Les Polonais à la Bérésina

Les Polonais se distinguèrent sur la rive droite de la Bérésina dans le combat que Ney livrait à Tchitchagov et qu'un contemporain a justement qualifié de combat animé et glorieux; le général Dombrowski retrace ainsi, dans un rapport à l'I^mpereur, le rôle qu'il joua dans l'affaire ainsi que ses deux compatriotes Kniaziewicz et Zayonchek .

Le 28 novembre, Je 2^ corps fut attaqué par le corps du général Tchitchag^ov sur la rive droite de la Bérésina. Une partie du o'' corps, commandée par moi et par le général Kniaziewicz, se trouva en réserve sur l'aile g-auclie.

L'ennemi attaqua avec force. Le combat était opiniâtre des deux côtés et ne se décidait point. Je fis alors avancer ma troupe, et, l'épée dans les reins,, nous poussâmes l'ennemi jusque derrière son camp en lui portant une perte considérable. Emporté d'ardeur et d'entbousiasme, je ne sentis pas même la blessure que j'avais reçue à la main, jusqu'à ce que Ja perte considérable de sang me forçât de quitter le cbamp de bataille au moment où l'ennemi fuyait. Le général Kniaziewicz, me remplaçant, continua de poursuivre l'ennemi avec l'intelligence et le courage qui lui sont si propres. Il fut grièvement blessé au pied.

Quand ceci se passait sur l'aile gauche, le 17*^ d'infanterie, deux bataillons du i¥ et la cavalerie appartenant à ma division combattaient sur la droite sous

les ordres du général Zayoncliek. Ces régiments, encouragés par Texemple de leur commandant, combattaient avec le plus grand acharnement et repoussèrent à plusieurs reprises les attaques vigoureuses de l'ennemi, lorsque, par un coup fatal, le général Zayoncliek eut une jambe emportée.

La nuit tombant mit fin aux combats de cette journée mémorable où tous les trois généraux de division commandants furent couverts de blessures qui les retiennent jusqu'ici hors de combat et oii lestroupes se couvrirent de gloire

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