‹ 1812, la guerre de Russie, notes et documents (volume 2)Chapitre 94 sur 139 · Ney et Gérard a Berthier · texte numérisé non relu

Ney et Gérard a Berthier

Les maréchaux ont décidé d'une voix unanime que Ney ferait encore l'arrière-garde, et Ney a exig-é que Gérard — Maurice Gérard, le futur maréchal, et qui, selon le mot ■de Napoléon, promettait beaucoup — aurait en second le commandement des troupes. Voici le rapport de ces deux vaillants hommes de guerre qui font eux-mêmes le coup de feu et qui ne lâchent Kovno qu'à la dernière extrémité.

Ney à Berthier.

Neusiadt, lo décembre ^812.

Monseigneur, ce n'est qu'aujourd'hui qu'il m'est possible de rendre compte à Votre Altesse Sérénissime des circonstances qui m'ont forcé d'évacuer Kovno et de ne pas suivre, comme je le voulais, la direction de Gumbinnen par Skrauce.

Le 13 au matin, l'arrière-g-arde se replia do Roumchicki sur Kovno et fut suivie par l'ennemi. Cette troupe était à peine rentrée, que l'officier d'artillerie fit enclouer les canons et détruisit ainsi tous les moyens de tenir l'ennemi éloigné de la ville. Vers 2 liHures de l'après-midi, la place était à peu près enveloppée par la cavalerie ennemie, qui avait établi plusieurs batteries de manière à rendre l'évacuation sinon impossible, du moins très difficile. Le commandant de l'artillerie devait avoir une batterie de neuf bouches à feu sur le plateau qui domine le pont

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