Rapports sur le cours et le passage de la Bérésina
D'aulres reconnaissances ont eu lieu en même temps^ que celles crOudinot, et voici trois rapports, l'un du général Hordesoulle, l'autre du Polonais Falkowski, le troisième, d'un anonyme qui l'adresse au général Maison.
Rapport de Bordesoulle.
Demander au général Bordesoulle si l'armée avec son artillerie pourrait côtoyer la rive gauche de la Bérésina depuis Borissov jusqu'à Bérésino d'en bas, comme il l'a fait avec sa cavalerie lé^rère.
Réponse.
Le général Bordesoulle a éprouvé beaucoup de difficultés. Il a trouvé des chemins étroits à travers les bois et les marais. Il a fallu construire à la hâte des pools de rondins. L'infanterie et la cavalerie ne pourraient faire ce trajet dans ce moment que très lentement avec d'extrêmes fatigues et précédées de sapeurs. L'artillerie ne pourrait passer.
Nota. — Le général Bordesoulle n'a été que jusqu a moitié chemin de Bérésino; il s'est dirigé sur Esmonié.
ÏI
Rapport de Falkowski.
Demander au colonel Falkowski' qu'il donne par écrit les détails de la route de Bobr à Béréâino d'en bas, villag-e par village, distances, qualité du terrain, b'ois, marais, ponts, etc.
Réponse.
De Bobr à Sokolowice 12 verstes; la plus grande partie de bois; un pont assez long.
De Sokolowice à Bialowice, 18 verstes; la plupart de bois et des petits ponts.
De Bialowice à Bérésino 36 verstes ; tout bois et point de marais.
Croquis et rapport envoyés à Maison .
Le croquis, tracé au crayon, représente le cours de la Bérésina avec légué de Glevin et le bac d'Oukholoda ainsi que la route qui mène de Borissov à Glevin^ par Goura. Il est accompagné d'une note ainsi conçue :
Note pour servir au croquis.
Il y a trois petites lieues de Borissov à Oukholoda. On suit la grande route de Borissov à Bobr pendant une lieue. Le chemin dans la forêt est actuellement praticable à l'artillerie, sauf quelques passages qui ne sont pas encore bien gelés, mais qu'on peut tourner. L'approche du village d'Oukholoda est marécageuse.
Oukholoda est sur le bord de la Bérésina. Le
1. Hippolyte Falkowski, né à Kamieniecz en 1779, lieutenant, puis capitaine au service de France (1797), adjoint à l'état-majop (1805), major du 2« régiment de la Vistule (1808), adjudant commandant (1813).