Ze général François Dufour
Né h Fruges dans le Pas-de-Calais le o décembre 1769, François-Marie Dufour, capitaine, puis lieutenant-colonel en second du S'^ bataillon de son département en 1792, chef de bataillon à la 79« demibrigade en Tan IV, chef de brigade ou colonel du G"" régiment de ligne qu'il nommait un des beaux régiment de Tarmée, général de brigade le 19 janvier 1807, général de division le 4 mars 1813, mourut à Lille le 14 avril 1815. Il avait fait en 1812 la campagne de Russie, et voici comment, par deux fois, dans deux lettres au prince Eugène, l'une du 28 janvier, l'autre du 5 février 1813, il expose le rôle qu'il a joué.
J'ai l'honneur de faire connaître à Votre Altesse Impériale que, depuisle 7 septembre, à 4 heures après midi, j'ai pris le commandement de la 2° division du 1^^ corps, qui n'a pas cessé de faire l'avant-garde sous les ordres de S. M. le roi de Naples; qu'à la tête de cette division, j'ai eu plusieurs combats honorables pour les armes de TEmpereur; que le 7 septembre, je me suis emparé, à la tête de trois bataillons du lo^ régiment d'infanterie légère ^ du plateau du Village brûlé oii je me suis maintenu en carré et où sept charges de cavalerie ont été repoussées avec
\. Cf. notre tome II, p. 50.
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une perte eonsi(i(5rahle de l'ennemi ; enfin, que les 18, 19 et 20 novembre, j'ai pris une part honorable aux combals g-lorieux soulenus par S. E. le maréchal
Ney.
Le 7 septembre, jour de la bataille, je commandais les trois bataillons du lo*^ rt'gimont d'infanterie lég^ère qui s'emparèrent à la baïonnette du plateau du Village brûlé. Je me suis maintenu dans cette position malgré une grôle de mitraille, de balles et de boulets €t plusieurs charges de cavalerie que j'ai eu le bonheur de repousser aux cris de Vive V Empei^eur !
Le même jour, à 4 heures, le général de division comte Priant, blessé, m'appela et me donna le commandement de sa division que j'ai commandée toute la campagne et à l'avant-garde.
Les 9 et 10 septembre, ainsi que les 4 et 18 octobre, la 2*^ division, sous mes ordres, a eu des affaires très chaudes et dont les résultats ont toujours été glorieux pour les armes de TEmpereur.
Destinée à faire partie de l'arrière-garde avec le maréchal Nèy, la 2^ division a soutenu sa réputation aux combats des 18, 19 et 20 novembre et a eu sa part de gloire à cette brillante retraite.
J'ai pris une part honorable aux combats glorieux soutenus par le maréchal duc d'Elchingen. J'y ai été blessé d'un coup de feu au bras. Dans ces affaires comme à Smolensk le 17 août, et le 7 septembre à la Moskova, j'ai été démonté. C'est trois fois dans la campagne.