‹ 1814Chapitre 121 sur 178 · Moniteur du 9 janvier · texte numérisé non relu

Moniteur du 9 janvier

3. Rovigo, VI, 293, 396. Cf. fiourrii-^e, IX, 311-313, et Corresp. de NupO' léon, 21 4U). c

la noblesse que j'ai faite*. » — Paroles prophétiques, si l'on songe à la conduite qu'allaient tenir envers lui beaucoup des membres de celte jeune noblesse ! — Mais l'empereur hésita à prendre sur lui d'armer le peuple des révolutions. Il réunit en conseil privé les princes de sa famille, les trois dignitaires, les ministres, les présidents du Sénat et du Conseil d'État, l'inspecteur général de la gendarmerie, et leur soumit la question. La réponse ne pouvait pas être douteuse. On rappela le rôle de la garde nationale pendant la période révolutionnaire. L'empereur se laissa convaincre. Il fut arrêté que la milice ne se recruterait que parmi les hommes dont la situation présenterait toutes les garanties d'ordre et « qui seraient disposés à la fois à défendre les murailles et à faire respecter leur domicile' ».

Cette mesure, malheureuse comme toutes celles qui sont dictées par la peur, avait un double inconvénient : d'une part, la garde nationale allait être composée des gens les moins capables de faire le métier de soldat et en même temps les plus hostiles au gouvernement : propriétaires et boutiquiers ruinés par la guerre'; d'autre part, le recrutement étant limité à la

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