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Correspondance générale, aux dates. Arch. de la guerre

2. Rapports de police, 21 avril et 6 juillet. Arch. nat. F. 7, 3773 et 373&.

3. Préfet de la Haute-Marne à Dupont, 13 juin. Arch. de la guerre.

4. Waldbourg-Truchsess, Itinéraire de Napoléon à Vile d'Elbe, 15, 18, 20 Cf. Fabry, Itinéraire de Buonaparle, 22-23, 2$-27. Voyage de Napoléon à l'ile d'Elbe. (Jievue britamiiçue, VII, 53-54.)

l'abdication. 6*5

(les, les Bleus remportaient sur les Blancs'. « On int la guerre civile, » écrit Dupont le 8 mai*. En n, l'irritation des paysans du Jura était telle que royalistes n'avaient pas encore porté publiquent la cocarde blanche'. Le 4 juillet, à Lons-le-Saulr, le 3 août à Bourg, le 8 à Caen, le 30 à Langon, 23 octobre à Bar-sur-Omain, le populaire parcou- , les places et les rues en criant : Vive l'empereur*! indis que le 15 août on célébrait, comme à l'ordiire, la Saint-Napoléon dans plusieurs villages des tsges, par des jeux, des danses, des feux de joie, et 'à Chalon-sur-Saône des maisons étaient illumi- 3s, on promenait à Auxerre, le jour de la Saintuis, un mannequin représentant Louis XVIII, ublé d'une jupe de femme, et, à Touruus, on brisait susson fleurdelysé du balcon de Thôlcl de ville*. 17 novembre, à Passavant (Ilaute-Saônc), des ouers enlevèrent le drapeau du clocher et le mireul lambeaux. Le 24 novembre, à Moissac, ce placard - affiché : « Yive l'empereur! Il a été et il sera*. » En parlant des cinq représentations à'Esther à int-Cyr, Saint-Simon a écrit : « Toute la France y 3sa. » C'était par une hyperbole analogue que l'abbé Pradt avait dit au czar : « Toute la France veut lei urbons. » La France entière désirait ardemment paix, mais sauf mille ou cent mille personnes — n'importe — les Français ne pensaient pas aux •urbons, aussi étrangers au pays, disait Wellington, e s'ils n'y eussent jamais régné et aussi inconnus

Rapports da polic«, 77 ayrll. Arch. n*t. F. 7, 3773.

Dupont à Raty, 8 mai. Arcb. d« la guerre.

Lettre du préfet du Jura. 3 juin. Arch. nat. K. 7, 3T73.

Général Meunier à Dapoat, 8 août. Arch. de la guerre. Lettrus ùes pré- , aux dates. Arch. nat. F. 7, 3773.

Lettres des préfets et rapports de police, 16, 17, XI, 20^ 30 UKX. Arch. . F. 7, 3738 et 3773.

Lettres des préfets, 17 et ?5 novembre. Arch. nat. F. 7, 3773.

de la génération nouvelle, disait Chateaubriand, que les enfants de l'empereur de la Chine. Ruinée et saignée par tant de guerres, la France accepta sans l'avoir appelé un gouvernement qui lui apportait la paix et lui promettait l'abolition d'impôts détestés L'ancienne dynastie ne pouvait cependant redevenir subitement populaire. Les circonstances de son retour étaient trop odieuses à la fierté française. Sans doute, l'au teur de l'invasion était Napoléon et non Louis XVIII Mais dans sa dernière campagne, Napoléon avait mené une guerre nationale, et, vaincu après la plus admirable des résistances, il partait pour l'exil. Les Bourbons avaient souhaité le succès de l'ennemi ; ils étaient entrés à sa suite sur le territoire français; maintenant, ils profitaient de ses victoires. On iden tifiait l'avènement des Bourbons avec le triomphe de la Coalition, et les manifestes d'HartwelI, do Vesou et de Bordeaux n'avaient point été écrits, il faut l'avouer, pour empêcher cette confusion.

Les Alliés ne se trompèrent pas sur les vrais sentiments de la France. Quand Alexandre combattait le 31 mars les raisons de Talleyrand, c'est qu'il reconnaissait que l'agitation royaliste était toute superficielle. Quand Metternich disait, le 10 avril, « qu'avant deux ans la guerre reprendrait», c'est qu'il savait que l'opinion publique était loin d'être encore fixée. Mais les Alliés se laissèrent facilement abuser, trop heureux de paraître écouter les vœux des Français en prêtant la main à une restauration qu'imposai l'intérêt de l'Europe. Alexandre avait écrit qu'aprèi la victoire, on traiterait avec Napoléon, si la natio ne se déclarait pas contre lui, ou que Ton convoquerait une grande assemblée, qui serait appelée à désigner librement le gouvernement de la France. Après la victoire, Alexandre se borna à consulter Talley

l'addication. en

rand, Pradt et Louis, et Ruffisamment renseigné à son gré, il proclama que les souverains « ne traiteraient plus avec Napoléon ni avec sa famille », et " reconnaîtraient l'intégrité de l'ancienne France telle qu'elle était sous ses rois légitimes » C'était d'avance frapper de nullité tout vote, toute manifestation qui serait contraire à ces rois légitimes. Dans la nuit du 4 avril, le czar ébranlé par les paroles de Macdonald et emporté par le sentiment du droit des nations, fut peut-être au moment de consentir ■d la régence. La nouvelle de la défection du 6* corps vint à point l'arrêter dans ce mouvement généreux qui eût terriblement déçu ses alliés. Napoléon II avait trois ans. Napoléon I" n'en avait que quarante-cinq. La régence n'aurait été qu'un interrègne. Or, comme les maréchaux de l'empire, l'Europe était lasse de combattre; comme la France, elle voulait du repos. Les Bourbons étaient une nécessité pour la Coalition. Si la restauration de l'ancienne monarchie n'avait pas été le but de la guerre, la restauration n'en devait pas moins être la conséquence de la victoire, puisque Napoléon vaincu mais non proscrit, cette victoire n'eût rien terminé. Il fallait à. PEurope la longue paix qu'elle était assurée d'avoir avec la royauté. L'empire ne lui aurait donné qu'une trêve menaçante, grosse de périls et de revanches.

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