‹ 1814Chapitre 39 sur 178 · Corretpondanee de Napoléon · texte numérisé non relu

Corretpondanee de Napoléon

d'York, par ia Ferté-Milon et Ancienville sur Oulchy, où il prendra position derrière l'Ourcq, son front vers Château-Thierry ; le corps de Sacken, sur Ancienville ; le corps de Langeron (Kapzéwitsch), sur la Ferté- Milon-, le corps de Kleist, sur Bournonville et Marolles;les bagages, sur Billy-sur-Ourcq... * » Ainsi Bliicher battait en retraite, et, ne sachant pas si les têtes de colonnes de l'armée impériale ne le joindraient point dès le lendemain matin, il marquait à ses troupes des lieux d'étapes qui pussent, le cas échéant, devenir des positions de combat. Quand il écrit, en effet, que York établira son front face à Château-Thierry et que les autres troupes, après avoir passé rOurcq, bivouaqueront derrière cette rivière, il indique qu'il acceptera la bataille si Napoléon le menace trop vite et de trop près, ou si des renforts arrivent à l'armée de Silésie.

Des renforts, c'était là l'espoir de Bliicher. Le 25 février, le feld-maréchal avait expédié l'ordre à Biilow et à Winzingerode de marcher immédiatement sur Paris : le premier, par Villers-Cotterets et Dammartin; le second, par Fismes, Oulchy et Meaux; et le 28 février, il avait reçu de Winzingerode une lettre l'informant que ses instructions seraient exécutées ^ D'après les calculs de Bliicher, Winzingerode devait arriver à Oulchy le 1" ou le 2 mars, et Biilow devait se trouver à cette date sur la rive gauche de l'Aisne. Si donc l'armée de Silésie pouvait opérer sa jonction à Oulchy avec les corps de Winzingerode et de Biilow Bliicher s'arrêtait, faisait front et livrait bataille ayant tous les avantages du nombre et de la position' Mais cette espérance s'évanouissait d'heure en heuis

1, Ordre général de Blûcher, 2 mars, cité par Plotho, III, 278.

i. Muffling, Ausmeinem Leben, 123-124; Kriegsgesch. des Jahres 1814,11, M.

3. Mufâing, 123-124. Cf. Bogdanowitsch. I. 300; Plotho, III, 283.

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