‹ 1814Chapitre 48 sur 178 · Maanscrit d« L>owenst«nL, Cf. Rapport de Mores · texte numérisé non relu

Maanscrit d« L>owenst«nL, Cf. Rapport de Mores

zingerode : « Mon général, je consens aux propositions que vous m'avez faites, à condition que nos troupes occuperont sur-le-champ la porte de Reims et la porte de Laon. Vous quitterez la ville comme vous le désirez, et deux pièces de canon, leurs amunitions {sic) et les équipages qui peuvent appartenir aux troupes; mais vous vous mettrez en marche pas plus tard que quatre heures après-midi, et vous vous dirigerez sur le chemin de Compiègne^ »

Moreau communiqua la réponse de Winzingerode au conseil de défense qui déclara que, « vu la faiblesse de la garnison et des moyens de la place et la force des assiégeants, il y avait impossibilité évidente de résister, et qu'en conséquence on devait écouter les propositions de l'ennemi '. » L'avis du conseil ne dégageait en aucune façon la responsabilité de Moreau. Un conseil de défense est purement consultatif. Le règlement est formel sur ce point : « Le gouverneur, le conseil entendu, prononcera seul et sous sa responsabilité, sans avoir à se conformer aux avis de la majorité... Il suivra le conseil le plus ferme et le plus courageux, s'il n'est absolument impraticable ^. » Loin de « suivre le conseil le plus ferme et le plus courageux », — celui que Saint-Hillier, qui ne prit pas part à cette dernière délibération, avait donné deux heures auparavant — Moreau s'empressa d'informer Lowenstern et le capitaine Mertens, revenu à Soissons sur ces entrefaites, qu'il était prêt à signer la capitulation*.

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