‹ 1815 (volume 2)Chapitre 105 sur 271 · Relation du général Hulot. Cf. Damitz, I · texte numérisé non relu

Relation du général Hulot. Cf. Damitz, I

4. Rapport de Gneisenau. Von Ollech, 151-152. Gourgaud, 58-59. Pamitz, I, 122, 129, 131. Cf. 111-112. Wagner, IV, 38-39.

avec tout un corps d'armée, ne pourra pas même lui envoyer un seul escadron \

Rien n'abat l'âme intrépide de Blucher. Si la lettre de Mûffling contient « une nouvelle désagréable », selon l'expression modérée de Grolemann, elle lui apprend du moins que Napoléon n'a pas toute son armée avec lui, comme il le croyait, et lui donne l'assurance de n'être point pris à revers, puisque Wellington contient le corps français détaché sur la route de Bruxelles. Il reçoit simultanément un avis de Pirch II et un avis de Thielmann, annonçant que l'attaque des Français semble mollir vers La Haye et vers Potriaux. Après s'être porté en avant, la vieille garde a repris sa première position. Cette contre-marche, qui a été vue du moulin de Bussy, semble indiquer au moins de l'hésitation chez l'empereur. C'est le moment d'agir si l'on ne veut laisser échapper la victoire. Blucher y a encore foi. Il se cramponne à l'idée de gagner la bataille à lui tout seul, en rejetant la gauche française sur le centre. Pour cela, il suffit que ses lieutenants conservent Ligny. Lui se chargera du reste. Il fait avancer ses dernières réserves, sauf deux bataillons qu'il poste à Brye et près du moulin. Il envoie à Ligny, pour renforcer Jagow et Kraiït, une fraction de la division Langen, et mande à Thielmann d'y porter aussi la division Stulpnagel. Puis, prenant avec soi les derniers bataillons de Langen et les débris de la division Steinmetz, qui s'est retirée en seconde ligne vers cinq heures du soir, Tardent vieillard (il avait soixante-treize ans) les condu.t vers Saint-Amand2.

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