Napoléon, Mém
Subervie, détaché du corps de Pajol dès l'après-midi du 16, avait marché le matin avec Lobau. La note précédente indique par quelles circonstances Jacquinot (du corps d'Erlon) se trouvait avec Napoléon. Domon (du corps Vandamme) et Milhaud venaient de rejoindre l'empereur qui, par sa lettre de 11 heures et demie, avait ordonné à Grouchy de les lui envoyer. (1815, II, 229.)
Amenée à l'empereur, elle dit qu'il n'y avait plus aux Quatre-Bras que la cavalerie de lord Uxbridge, chargée de couvrir la retraite de l'armée. Quant aux Français qui avaient combattu la veille, elle ne savait rien d'eux ; elle croyait qu'ils avaient repassé la Sambre*. Très dépité que Wellington échappât à son étreinte, l'empereur voulut du moins avoir le plus possible de la belle cavalerie anglaise. Les cuirassiers, les chasseurs, les lanciers et les batteries à cheval s'ébranlèrent au grand trot. Lui-même, dans sa hâte impatiente, les devança avec les escadrons de service2.
Lord Uxbridge, au premier avis, était accouru sur la route de Namur. Il y retrouva Wellington. Les Français étaient encore très loin; on n'apercevait que des miroitements d'acier. « — Ce sont des baïonnettes, » dit Wellington. Mais, ayant pris la lorgnette du général Vivian, il reconnut des cuirassiers. Après avoir échangé quelques paroles avec lord Uxbridge, il décida de faire retraite. 11 chargea Uxbridge du commandement de Tarrièregarde et s'éloigna3. Pendant que les brigades de dragons anglais filaient à sa suite par la route de Bruxelles, les hussards de Vivian et de Grant se déployèrent perpendiculairement à la route de