‹ 1815 (volume 2)Chapitre 157 sur 271 · Von Ollech · texte numérisé non relu

Von Ollech

tendre que son armée fût concentrée et ravitaillée 4. Les choses n'allaient pas si vite. Dans l'après-midi du 17 juin, seuls le Ier et le IIe corps étaient massés à Wavre ; encore manquaient-ils de munitions et de vivres. Le grand parc avait été dirigé par Gembloux sur Wavre; mais éviterait-il la cavalerie française? Pour les IIP et IVe corps, ils pouvaient être suivis de si près par les Français qu'il leur faudrait s'arrêter et livrer bataille2.

Vers cinq heures, comme le bruit de la canonnade de Genappe allait diminuant, le grand parc arriva. Trois heures plus tard, le IIIe corps traversa Wavre pour se rendre à la Bavette. A onze heures, enfin, un rapport de Bùlow annonça qu'il était à Dion-le- Mont avec la tête du IVe corps 3. Blûcher reçut au même moment une dépêche de Mùffling lui confirmant que Wellington avait pris éventuellement à Mont-Saint-Jean des positions de combat 4. Gneisenau hésitait encore. « — Si les Anglais sont battus, objectait-il non sans raison, nous risquons d'être complètement détruits. » Blûcher finit par décider son tout-puissant chef d'état-major : « — Gneisenau a cédé! dit-il d'un air triomphant au colonel Hardinge5, l'attaché militaire anglais. Nous allons rejoindre le duc. » Il écrivit à Wellington : « Le corps de Bùlow se mettra en marche demain à la pointe du jour dans votre direction. Il sera

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