POSITIONS DE LTARMÉE ANGLO-NÉERLANDAISE
à petite portée et s'élançaient à la baïonnette '. Le terrain de Mont-Saint- Jean se prêtait à cette tactique. « — Se former de la façon habituelle, » dit Wellington aux officiers généraux2. Ainsi, sauf la brigade belge Bylandt et une chaîne de tirailleurs qui furent postées sur les rampes, pour ainsi dire en avant-ligne, toute l'infanterie prit position à vingt mètres, à soixante mètres, à cent mètres derrière le chemin d'Ohain. Ces troupes se trouvaient complètement masquées, les unes par les talus et les haies vives du chemin, les autres en raison de la déclivité intérieure du plateau. Cette déclivité profitait aussi aux réserves en empêchant qu'on les aperçut de la hauteur opposée3. Les batteries étaient établies sur le front, en avant ou en arrière du chemin d'Ohain, selon la commodité du terrain et le plus ou moins d'étendue du champ de tir4. On avait pratiqué des embrasures pour les pièces dans les berges et dans les haies5.
Les fermes et les accidents de terrain, formant ouvrages avancés, avaient été mis en état de défense. Une barricade s'élevait en travers de la route de Bruxelles à la hauteur de la Haye-Sainte ; des abatis barraient la route de Nivelles. Ilougoumont était
1. Cf., à ce sujet, Marbot, Mém., II, 391; Laurillard-Fallot, Cours d'Art militaire, 71; et la très savante et très suggestive brochure du commandant d'état-major A. de Selliers de Moranville, de l'armée belge, De l'Occupation des positions dans la défensive.