Plans de Craan et des Waterloo Letters
5. C'est par ces ouvertures que passèrent les escadrons des Scots-Greys pour charger l'infanterie de d'Erlon. Lettre du colonel Windham, des Scots- Greys. {Waterloo Letters, 78.) Cf. Kennedy, 110.
occupé par sept compagnies des 1er, 2e (Coldstream) et3e régiments des gardes anglaises, une compagnie hanovrienne et un bataillon de Nassau; la Haye- Sainte, par cinq compagnies de la Légion Germanique ; la sablonnière et ses abords, par un bataillon du 95e ; Papelotte, La Haye et les premières maisons de Smohain, par des détachements du prince de Saxe-Weimar^.
Wellington n'avait confiance que dans ses Anglais . C'est pourquoi ses troupes nationales alternaient sur la ligne de bataille avec les divers contingents alliés. Il voulait que ceux-ci fussent partout solidement encadrés 2.
Défalcation faite des pertes subies le 16 et le 17 juin 3, le duc avait dans la main 67,700 hommes 4 et 184 bouches à feu5. Il aurait pu concentrer à Mont-Saint-Jean un plus grand nombre de combattants ; mais, toujours inquiet pour ses lignes de communications avec la mer et craignant qu'un corps français ne tournât sa droite, il avait immobilisé entre Hal et Engliien — à quatre lieues à vol d'oiseau de Mont-Saint-Jean — environ
1. Waterloo Letters, 345, 404. Siborne, I, 131, 234, 335. Van Loben, 259-200. Ghesney (282) dit que la Haye-Sainte n'était pas fortifiée. C'est une façon
de parler. Sans doute cette position, comme le remarque Kennedy (174), n'était pas fortifiée autant qu'elle aurait pu l'être. Mais elle avait été néanmoins mise en état de défense, car, selon le témoignage formel de Cotton (39), on avait pratiqué des meurtrières dans les murailles et dans le toit. On peut voir encore aujourd'hui des traces de meurtrières sur les murs du sud et de l'ouest.