Napoléon, Mém
victoire en sera plus décisive, car le corps de Biilow sera entièrement détruit'.»
Toutefois, comme Grouchy pouvait tarder et que l'avant-garde de Bùlow était en vue, l'empereur prit incontinent des mesures pour protéger le flanc de l'armée. Les divisions de cavalerie légère Domon et Subervie furent détachées sur la droite afin d'observer l'ennemi, d'occuper tous les débouchés et de se lier avec les têtes de colonnes du maréchal Grouchy dès qu'elles apparaîtraient2. Le comte de Lobau reçut l'ordre de porter le 6e corps derrière cette cavalerie, dans une bonne position intermédiaire où il pût contenir les Prussiens3.
Il était environ une heure et demie4. L empereur envoya à Ney l'ordre d'attaquer. La batterie de
1. Napoléon, Mém., 142. — Une lettre de Marbot écrite à Laon, le 26 juin 1815 (Mém. de Marbot, III, 40.'5), témoigne que l'empereur, dans l'après-midi du 18, espérait voir déboucher Grouchy sur le flanc de Bùlow. « J'étais flanqueur de droite pendant la bataille, dit Marbot. On m'assurait que le maréchal Grouchy devait arriver sur ce point. Au lieu du maréchal, c'est le corps de Blûcher qui a débouché. »