IV. Les carrés de Ghristiani, de Roguet, de Cambronne
V. Arrivée du corps de Pirch au soutien de Bùlow. — Tuerie dans Plancenoit. — La mêlée sur le plateau de la Belle-Alliance. — Les derniers carrés de la vieille garde.
D'un seul coup de boutoir de sa vieille garde, Napoléon a arrêté les Prussiens. Son flanc droit dégagé, il recouvre la liberté d'agir sur le front de bataille. Il est plus de sept heures ^; mais on a encore près de deux heures de jour, car le ciel s'est éclairci et le soleil brille au-dessus de Braine- L'Alleud. La canonnade de Grouchy augmente, se rapproche, gronde vers Limale2. Le maréchal, suppose-t-on, a enfin joint l'armée prussienne, la combat et, vainqueur ou vaincu, la retiendra assez longtemps pour empêcher une jonction avec les Anglais. Blùcher, semble-t-il, a pu détacher le seul
1. Gourgaud, 99 : « A 7 heures et demie, on entendit enfin la canonnade du maréchal Grouchy, à deux lieues et demie sur notre droite. L'empereur pensa que le moment était venu de faire une attaque décisive. » — Kennedy (140) dit aussi : à 7 heures et demie.