‹ 1815 (volume 2)Chapitre 219 sur 271 · Lettres du colonel Freemantle. (Waterloo Letters · texte numérisé non relu

Lettres du colonel Freemantle. (Waterloo Letters

l'armée alliée, Zieten fit aussitôt tête de colonne à gauche pour rallier Biïlow entre Frichermont et le bois de Paris. MûfQing, en observation audessus de Papelotte, aperçut ce mouvement. Il mit son cheval au grand galop, rejoignit Zieten, le renseigna plus exactement et le conjura de se porter à la gauche des Anglais. « — La bataille est perdue, s'écrie-t-il avec véhémence, si le Ier corps ne secourt pas le duc ! » Après avoir beaucoup hésité, Zieten se rendit aux raisons de Mùflling et reprit sa première direction '.

La tête de colonne de Zieten débouchait de Smohain quand la garde descendait vers la Haye- Sainte. Déjà des troupes se repliaient à la vue des Prussiens. L'empereur accourut près d'elles, les harangua; elles se reportèrent en avant2. Un nouveau corps ennemi faisant irruption sur l'angle d'équerre de nos deux lignes de bataille, c'était le coup de grâce. Mais il est bien douteux que l'empereur pût alors rompre le combat3. En raison du désordre où se trouvaient déjà les troupes, de leur extrême dissémination et de la position avancée du corps de Bùlow sur leur flanc, une retraite eût été terriblement hasardeuse. Se fût-elle même opérée sans trop de pertes ni de confusion, à l'abri d'une

1. Mûffling, Aus meinem Leben, 215. Wagner, IV, 79. Von Ollech, 243-244. Selon von Ollech, Zieten hésitait d'autant plus que Blùcher, décidé à tout

sacrifier pour s'emparer de Plancenoit, lui avait envoyé l'ordre de se porter dans cette direction.

Page 1