APPROCHE DU CORPS DE ZIETEN
flanqueurs au-dessus de Papelotte, accourent au
grand trot *
Les renforts prussiens, qui devenaient si nécessaires et dont l'approche eut pour premier résultat de rendre disponibles les 2,600 chevaux frais de Vivian et de Vandeleur, avaient bien failli manquer à Wellington. Parti de Bierges à midi2, contraint de s'arrêter plus de deux heures pour laisser défiler le corps de Pirch Ier sur les hauteurs, au nord-ouest de la Dyle, retardé ensuite dans sa marche par les sentiers escarpés des bois de Rixenxart où les hommes n'avançaient parfois qu'un à un et devaient frayer passage aux pièces de canon3, Zieten était arrivé à Ohain vers six heures avec son avantgarde7'. Il fut rejoint là par le colonel Freemantle, aide de camp de Wellington, qui lui exposa la situation critique de l'armée anglaise, et demanda du renfort, « ne fût-ce que 3,000 hommes, mais tout de suite ». Zieten ne voulait point risquer de faire battre son corps d'armée en détail; il répondit qu'il s'empresserait de se porter au secours des Anglais dès que le gros de ses troupes auraient serré sur l'avant-garde5. En attendant, il envoya un officier d'état-major vers Mont-Saint-Jean afin de voir exactement l'état des choses. Celui-ci, trompé par le grand nombre de blessés et de fuyards qui gagnaient les derrières, vint rapporter que les Anglais étaient en pleine retraite. Craignant d'être entraîné dans une déroute sans nul avantage pour
1. Lettres d'officiers de la brigade Vivian. (Waterloo Letters, 149, 179, 180.) Kennedy, 127, 128. Mùffling, Aus meinem Leben, 214. Siborne, II, 120.