FORCES DE L ARMÉE AU 15 JUIN
dont 5,500 mobilisés, sous Lecourbe1), tous deux destinés à seconder l'armée de Suchet dans la défense des Alpes.
Quatre divisions de gardes nationales d'élite, fortes ensemble de 17,466 hommes, campaient sous Avesnes, Sainte-Menehould, Golmar et Nancy2; 90,000 mobilisés et 25,000 militaires retraités étaient réunis dans les villes fortes et dans les dépôts3; 11,233 canonniers de la ligne4 et 6,000 canonniers de la marine5 assuraient dans les places, concurremment avec 2,071 canonniers vétérans6 et 6,000 canonniers sédentaires7, le service des bouches à feu ; 13,934 soldats de toute arme étaient en route par détachements pour rejoindre les armées d'opérations8 ; 59,559, disponibles et indispo-
1. 18° division d'infanterie : Abbé. 9e division de cavalerie : Castex. 2 divisions de gardes nationales mobilisées. Artillerie et génie. (Situation du corps au 15 juin. Arch. Guerre.)
2. Réserve d' Avesnes : 5,000 hommes. Corps de l'Argonne (à Sainte-Ménehould) : 3,063. Réserve de Colmar : 3,603. Réserve de la Moselle (à Nancy) : 5,800. (Etat des divisions des gardes nationales d'élite au 1er et au 10 juin. Arch. Guerre, et Arch. nat. AF. IV, 1936. Rapport de Davout à la Commission de gouvernement, 23 juin. Arch. nat. AF. IV, 1936.)
Neuf autres divisions de gardes nationales mobilisées, fortes ensemble de 28,437 hommes, faisaient partie, comme on l'a vu, des corps de Rapp, de Suchet, de Clausel, de Decaen et de Lecourbe.
3. Etats des garnisons aux 10, 15 et 21 juin. Rapport du généra] Frère sur les places du Nord, 1er juin. Rapport du général d'Ambrugeac, Rordeaux, 17 juin. Situation de l'armée des Alpes au 15 juin. (Arch. Guerre.) Davout à Napoléon, 10 juin. Rapport de Davout à la Commission de gouvernement, 23 juin. (Arch. nat. AF. IV, 1936.)
4. Situation générale au 1er juin. (Arch. nat. AF. IV, 1936.) — Dans ce nombre sont compris les sapeurs du génie, les pontonniers et les ouvriers d'artillerie.
5. De ces 6,000 hommes, 500 étaient détachés avec les colonnes mobiles de l'Ouest. Voir 1815, II, 7.
6. Situation générale du 5 au 10 avril, faussement datée du 15 mars. (Arch. nat. AF. * IV, 1153.)
7. Les trente places d'Abbeville à Metz avaient ensemble 3,236 canonniers sédentaires (garnisons des places des 2», 5e, lre et 16* divisions militaires en juin. Arch. nat. AF. IV, 1936.) Ce n'est donc point exagérer que d'évaluer à 3,000 encore les canonniers sédentaires dans les soixante-cinq autres places de guerre de la France.
8. La situation générale au 1er juin (Arch. nat. AF. IV, 1936) porté
nibles, se trouvaient dans les dépôts de la ligne1, 5,559 dans les dépôts de la garde2. Il y avait en outre 4,700 hommes des bataillons de guerre détachés à l'île d'Elbe3 et dans les colonies4; 8,162 hommes aux hôpitaux5; 10,000 fusiliers marins6; 5,129 fusiliers vétérans7 ; 14,521 gendarmes à pied et à cheval8; enfin 12,000 douaniers organisés militairement9 et 6,000 partisans10. Ainsi l'empereur avait porté l'armée active de 200,000 hommes11 à 284,000, et il avait formé une armée auxiliaire de 222,000 hommes12.
16,916 hommes, mais, d'après les situations particulières des corps d'armée au 10 juin qui nous ont servi à établir les effectifs de ces corps d'armée, au 10 juin, 2,982 hommes avaient rejoint les bataillons de guerre. Restaient donc, le 10 juin, 13,934 hommes en route pour les rejoindre.
1. Dans la récapitulation de la situation générale précitée, on trouve, pour la ligne seule, 70,792 officiers et soldats disponibles et indisponibles aux dépôts et dans les villes de l'intérieur. Mais il faut défalquer de ce total de 70,792 hommes 11,233 canonniers, soldats du génie, ouvriers d'artillerie, etc., portés dans cette situation générale comme étant dans les places, et conséquemment déjà comptés plus haut par nous.
2. Situation de la garde au 16 juin, signée : d'Hénot. (Arch. Guerre.)
3. Napoléon rappela de la Corse, qui lui paraissait pouvoir se défendre avec ses seules milices, toute la troupe de ligne, mais il fit envoyer de Toulon à l'île d'Elbe un bataillon du 15e de ligne, fort de 700 hommes. (Napoléon, Corresp., 21698, 21786, 21896, 21951.)
4. 8 bataillons supplémentaires des 5e léger, 26e, 62e et 71e de ligne. Relevé des mouvements des troupes d'avril 1814 à mai 1815, Arch. Guerre.)
Procès de l'Amiral de Linois, 41, 44, 47.
5. Situation générale au 1er juin. (Arch. nat. AF. IV, 1996.)