LES CORPS D'ARMÉE
effectifs des régiments de cavalerie, créa un 3e et un 4e régiments de grenadiers, un 3e et un 4e régiments de chasseurs (moyenne garde), huit régiments de voltigeurs et huit de tirailleurs (jeune garde) et un 2e régiment de chasseurs à cheval. Il rétablit le régiment d'artillerie à cheval et le régiment d'artillerie à pied de la vieille garde, ainsi que le régiment du train, l'escadron des gendarmes d'élite, l'équipage des marins et la compagnie des sapeurs du génie1. La jeune garde fut formée avec les engagés volontaires et les rappelés ayant appartenu à ce corps, où l'on avait un sou de haute paye. On incorpora dans la vieille garde les hommes du bataillon de l'île d'Elbe. Pour la moyenne garde, l'artillerie et la cavalerie, il fallut les recruter dans la gendarmerie et dans la ligne. La gendarmerie donna 500 hommes. Chaque régiment de ligne dut fournir 30 hommes bien notés, grands et fortement constitués ; un minimum de quatre ans de service dans l'infanterie et de huit dans la cavalerie ou l'artillerie était exigé2.
Quand, à la fin de mai, les rappelés, les gardes nationales mobilisées, les volontaires eurent accru l'armée, l'empereur fit une nouvelle répartition de ses forces. Le 1er corps (sous Drouet d'Erlon), le 2e corps (sous Reille), le 3e corps (sous Vandamme),
officiers et soldats. (Situation signée d'Hériot, 16 juin. Arch. Guerre, carton des Situations )
1. Napoléon à Davout, 26 mars. (Arch. Guerre, carton de la Corresp. de Napoléon.) Napoléon, Corresp., 21737, 21896, 21994. Davout à Napoléon, 22 avril, 9 et 13 mai. (Arch. nat. AF. IV, 1940.) Situation de d'Hériot, 16 juin. (Arch. Guerre, carton des Situations.)
Il fut organisé en outre une compagnie d'artillerie à pied de la jeune garde et un corps d'artiilerie auxiliaire de la garde comprenant de l'artillerie à cheval, de l'artillerie à pied et du train.
2. Circulaire de Davout, 14 avril. (Arch. Guerre.) Napoléon, Corresp., 21737. Rapport de Davout, 22, 23, 26 avril, 9 et 13 mai. (Arch. nat. AF. IV, 1940.)
l'armée de la Moselle, appelée désormais le 4° corps (sous Gérard), et le 8e corps devenu le 6e corps (sous Lobau), la réserve de cavalerie (sous Grouchy) et la garde impériale, formèrent l'armée du Nord, forte de 124,139 hommes et commandée par l'empereur en personnel Le 5e corps devint l'armée du Rhin (23,097 hommes, dont 3,000 mobilisés, sous Rapp2), et le 6e corps devint l'armée des Alpes (23,617 hommes, dont 13,000 mobilisés, sous Suchet3). Le 7e corps fut divisé en deux fractions : l'une prit le nom de corps des Pyrénées Occidentales (6,820 hommes, dont 3,300 mobilisés, sous Glausel4); l'autre, celui de corps des Pyrénées Orientales (7,633 hommes, dont 3,300 mobilisés, sous Decaen5). L'empereur créa eniîn trois nouveaux corps d'armée : l'armée de l'Ouest (10,000 hommes environ sous Lamarque 6), pour réprimer l'insurrection vendéenne; le corps du Var (5,544 hommes sous Brune7), et le corps du Jura (8,420 hommes,
1. Je donne au chapitre n (pp. 101-104) le tableau complet de l'armée du Nord à l'entrée en campagne.
2. 15e division d'infanterie : Heudelet, puis Rottenbourg. 16a division : Albert. 8e division de cavalerie : Merlin. Division de garde nationale d'élite : Berkheim. Artillerie et génie. (Situation de l'armée du Rhin au 20 juin. Arch. nat. AF. IV, 1936.)
3. 22e division d'infanterie : Pacthod. 23e division : Dessaix. 15° division de cavalerie : Quesnel. 4 divisions de gardes nationales d'élite sous Chabert, Pannetier, Dufresse et Morantin. Artillerie et génie. (Situation de l'armée des Alpes au 15 juin. Arch. Guerre.)
4. 20e division d'infanterie : Harispe. 5° chasseurs à cheval, 6 bataillons de gardes nationales d'élite de la Charente. Artillerie et génie. (Situation du corps au 10 juin. Arch. Guerre.)
5. 27e division d'infanterie : Fressinet. 15e chasseurs à cheval. 7 bataillons de mobilisés sous le nom de chasseurs des Pyrénées. Artillerie et génie. (Situation du corps, au 1er juin. Arch. Guerre.)
6. Divisions Travot et Braver. — La situation générale au 1er juin (Arch. nat. AF. IV, 11)36) porte l'armée de l'Ouest à 7,553 hommes, seulement pour l'infanterie de ligne, c'est-à-dire sans compter les 2e tirailleurs et 2e voltigeurs de la jeune garde, présentant ensemble 2,014 baïonnettes.
7. 17e division d'infanterie : Verdier. 14e chasseurs à cheval. Artillerie et génie. (Situation du corps au 20 juin. Cf. Brune à Davout, AntibeSj 16 juin. (Arch. Guerre, Corps du Var.)