‹ 1815 (volume 2)Chapitre 234 sur 271 · Mauduit, II · texte numérisé non relu

Mauduit, II

2. Damitz, II, 298. Von Ollech, 254. Cf. Mauduit, II, 483, qui dit avoir entendu au loin cet unique tambour battre la caisse. — Damitz croit que le cheval avait été dételé de la berline même de l'empereur prise à Genappe. Cela paraît peu probable, car il est difficile d'admettre que dès Genappe les deux bataillons d'infanterie n'eussent plus qu'un seul tambour. Plus vraisemblablement, ce cheval était un de ceux de la voiture impériale que des habitants des Quatre-Bras firent verser, pour la piller, à cette croisée de routes. (Traditions locales.)

des chevaux ne permettait pas de mener plus loin la chasse. Il donna l'ordre de faire halte devant une auberge qui, suprême ironie, portait pour enseigne : A V Empereur K .

De Genappe, Napoléon avait gagné à cheval les Quatre-Bras, avec Soult, Drouot, Bertrand, quelques officiers et une dizaine de lanciers rouges et de chasseurs de la garde. Il y arriva vers une heure du matin2. Il croyait trouver là la division Girard, laissée, le 17 juin, à Fleuras, pour protéger le passage des convois et à qui, dans la soirée du 18, avait été dépêché l'ordre de se porter aux Quatre-Bras et d'y prendre position3. Ces instructions n'avaient pas été exécutées. Le colonel Matis, qui commandait par intérim les débris de cette division, reçut bien l'ordre de Soult; mais, soit qu'il jugeât, vu l'heure trop tardive, ne pouvoir opérer en temps utile le mouvement prescrit, soit pour toute autre cause, il leva ses bivouacs nuitamment et s'en alla passer la Sambre à Charleroi4.

1. Von Ollech, 254. Damitz, II, 298-299. — Cette auberge était située en bordure de la route de Charleroi à Bruxelles, entre la Voie romaine et le village de Frasnes.

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