‹ 1815 (volume 2)Chapitre 244 sur 271 · II · texte numérisé non relu

II

Wavre*. C'était le corps de Pirch tout entier encore sur la rive droite de la Dyle, et deux régiments de cavalerie de landwehr, arrière-garde de Bûlow2. Bien qu'il eût Tordre de « talonner l'ennemi de très près3 », Exelmans craignit de s'engager contre ces masses, avec sa seule cavalerie, dans une région si boisée. Il savait d'ailleurs, par de nouveaux renseignements ou de nouveaux indices, que l'armée prussienne manœuvrait pour rejoindre les Anglais. Il pensa que Grouchy interromprait la marche sur Wavre, désormais sans objet, pour passer la Dyle au plus près. Dans le dessein de préparer ce mouvement, il dirigea vers cette rivière la brigade Vincent ; elle prit position à la ferme de la Plaquerie, à une portée de canon d'Ottignies. Exelmans posta vers Neuf-Sart la brigade Bcrton pour éclairer la droite, laissa à la Baraque une avant-garde de deux escadrons et se replia avec le gros de la division Gbastel à environ une lieue en arrière, près de Corbais. C'est pendant celte halte qu'il envoya un aide de camp à Grouchy pour l'in-

1. Journal de la brigade Bonnemains. Rapport de Grouchy à Napoléon, Rosieren, 19 juin. (Arch. Guerre.) Lettre d'Exelmans (citée par Gérard, Dem. Observât., 13 et 24.) Relation d'un officier de l'armée de Grouchy. (Papiers du général G.) Grouchy, fielat. suce, 34. Déclarations de Blocqueville et de Bella. (lielat. suce, App. IV, 5 et 50.) — Le général Berton {Précis des Bat. de Fleurus et de Waterloo, 54-56) dit que le corps d'Exelmans fut dirigé d'abord par Nil-Saint-Martin vers la route de Namur à Louvain, et qu'il s'approcha de la Baraque seulement vers 2 heures, au bruit du canon de Vandamme. Cette assertion est infirmée non seulement par tous les témoignages précités, mais par le rapport de Reyher à Biilow (cité par von Ollech, 208.) Ce qui est vrai, c'est que de la Baraque, comme on va le voir, la brigade Berton (mais celte brigade seule) fut détachée vers Neuf- Sart. C'est de là, sans doute, que Berton poussa un parti dans la direction de la route de Louvain.

2. Von Ollech, 208. Damitz, II, 245, 247. — A midi seulement, le corps de Pirch commença à traverser Wavre. A midi aussi, le corps de Zieten se mettait en marche de Bierges sur Ohain.

3. Grouchy à Exelmans, Gembloux, 17 juin, 7 heures du soir. (Arch. Guerre.)

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