‹ 1815 (volume 2)Chapitre 248 sur 271 · Damitz, 1,247. Von Ollech · texte numérisé non relu

Damitz, 1,247. Von Ollech

A 2 heures, la moitié seulement du corps de Pirch (brigades Tippelkirsch et Krafft, et cavalerie de Thuemen et de Schùlenbourg) avait traversé AVavre. Pirch, de sa personne, était encore à Wavre.

3. Von Ollech, 209. Wagner, IV, 59. Damitz, 11,247. — Pirch, dit Damitz, avait été prévenu par les vedettes du colonel de Sohr en position avec sa brigade vers le pont de Bierges, et aussi par une dépêche de Ledebur. L'estafette avait dû galoper à fond de train.

4. Lettre d'Exelmans à Gérard, 1er février 1830. (Citée par Gérard, Dernières Observât., 13.) Relation d'un officier de l'armée de Grouchy. (Papiers du général G...) — Exelmans dit qu'il fit témoigner sa surprise à Grouchy que celui-ci ait donné cet ordre quand le canon de l'empereur commandait de marcher au-delà de la Dyle.

Il faut, à ce propos, détruire une légende rapportée par le général du Barail (Souv., III, 185), d'après un racontage du maréchal Canrobert qui le tenait de quelque ancien officier de la Grande Armée. Exelmans aurait dit à Gérard : « — Tu es le plus ancien des généraux de division ici présents. Si

vaient rassemblés. Il fit portera Exelmans l'ordre de tourner la position vers Dion-le-Mont avec ces trois mille cavaliers. La manœuvre, bien conçue mais opérée trop tard ou trop lentement, ne donna pas le résultat qu'on en pouvait attendre. Avant que la cavalerie française eût achevé son mouvement, les Prussiens avaient évacué les bois et se repliaient sur Wavre*. Vandamme franchit le défilé. Il avait l'ordre de Grouchy de poursuivre l'ennemi jusque sur les hauteurs qui dominent cette ville et d'y prendre position en attendant de nouvelles instructions2.

Malgré l'assurance avec laquelle il avait parlé à Gérard, Grouchy ne laissait point d'être troublé par le canon qui grondait à sa gauche. Il se porta au galop vers Limelette, « afin, dit-il, de fixer mieux son opinion quant aux causes de cette canonnade ». Il acquit enfin la conviction qu'une grande bataille était engagée sur la lisière de la foret de Soignes3. En regagnant la route de Wavre, entre trois heures et demie et quatre heures4, il reçut la

le maréchal disparaissait, tu prendrais le commandement et tu marcherais au canon... Je vais brûler la cervelle à ce b... là. »

Il y a deux raisons pour que ces paroles n'aient pu être dites.

La première, c'est que, à aucun moment de la journée, Exelmans et Gérard ne se sont trouvés ensemble : ni pendant la marche où Exelmans commandait l'avant-garde et Gérard le deuxième échelon, ni à 2 heures où Exelmans se trouvait à la Baraque et Gérard à la tête de son corps, entre Nil-Saint-Vincent et Corbais ; ni à 5 heures où Exelmans était à la droite, vers Basse-Wavre, et Gérard à la gauche, au moulin de Bierges.

La seconde, c'est qu'Exelmans ne pouvait ignorer que, « si Grouchy disparaissait », le commandement reviendrait à Vandamme, divisionnaire de 17&9, et non à Gérard, divisionnaire de 1812.

1. Grouchy, Iîelat. suce, 34-35. Von Ollech, 209. Damitz.II, 248. — Maintenant Grouchy confond Dion-le-Mont avec Dion-le-Val comme il a confondu Walhain avec Sart-à-Walhain.

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