‹ 1815 (volume 2)Chapitre 256 sur 271 · DÉFAITE DE THIELMANN · texte numérisé non relu

DÉFAITE DE THIELMANN

la crête du plateau qui resta enfin aux Français 4 . La route de Mont-Saint-Jean était ouverte; mais depuis longtemps on n'entendait plus le canon de l'empereur.

Les Français bivouaquèrent en carrés, bec à bec avec l'ennemi qui occupait les bois de Rixenxart. Les avant-postes se touchaient de si près que les balles qu'ils échangèrent toute la nuit venaient tomber en arrière des premières lignes2. A onze heures et demie du soir, Grouchy écrivit à Vandamme de le rejoindre sur-le-champ à Limale avec le 3e corps. Il comptait recommencer le combat de grand matin pour rallier l'armée impériale à Bruxelles, car le bruit courait, on ne sait sur quels indices, que l'empereur avait battu les Anglais3.

Dans l'état-major prussien on était mieux renseigné. Un officier de la cavalerie de Marwitz, envoyé en reconnaissance, avait rapporté la nouvelle que l'armée française était en fuite4. Désormais rassuré, Thielmann dirigea presque toutes ses troupes sur le plateau de Limale afin de reprendre l'offensive dès le point du jour. A trois heures du matin, la cavalerie de Hobe déboucha des bois de Rixenxart avec deux batteries à cheval qui, en quelques ins-

1. Grouchy à Vandamme, hauteur de Limale, 18 juin, 11 heures et demie du soir. Rapports de Grouchy à l'empereur, Rosieren, 19 juin, et Dinant, 20 juin. (Arch. Guerre.) Grouchy, Relat. suce, 42-43. Pajol, III, 232-234. Wagner IV, 91-92. Damitz, 311-312. Von Ollech, 312.

2. Rapport de Grouchy, 19 juin. Grouchy, Relat. suce., 42. Damitz, II, 312.

3. Grouchy à Vandamme, hauteur de Limale, 18 juin, 11 heures et demie du soir. (Arch. Guerre.) Rapports de Grouchy à l'empereur, 19 et 20 juin.

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