‹ 1815 (volume 2)Chapitre 257 sur 271 · Damitz, II · texte numérisé non relu

Damitz, II

tants, criblèrent de boulets les bivouacs français. Accouru en première ligne, Grouchy fit jouer son artillerie, puis, ayant formé tout son monde, la cavalerie de Pajol à l'extrême gauche, les divisions Pècbeux et Vichery au centre et en réserve, la division Teste à la droite, il marcha contre l'ennemi. Après avoir tenu très longtemps, les Prussiens cédèrent les bois de Rixenxart. Il était huit heures environ. Thielmann reçut du général Pirch l'avis positif de la défaite des Français. La dépêche ajoutait que le IIe corps d'armée allait manœuvrer pour couper la retraite au maréchal Grouchy. La nouvelle de cette grande victoire, aussitôt annoncée aux troupes, les ranima. Thielmann fit un changement de front en arrière sur son aile gauche, qui occupait toujours Bicrges. Par ce mouvement, la droite prussienne se trouva déployée parallèlement à la route de Wavre à Bruxelles1.

Le combat reprit, non sans avantage pour les Prussiens, jusqu'à ce que la division Teste eût emporté le village et le moulin de Bierges. Dans cet assaut, le général Penne, un des brigadiers de Teste, qui fut lui-môme blessé, eut la tête broyée par un boulet. Berthezône, posté sur la rive droite de la Dyle, avait secondé l'attaque de Teste; les deux divisions se réunirent. Thielmann, voyant sa gauche débordée et sa droite près d'être tournée par la cavalerie de Pajol, qui manœuvrait vers Rosicren pour gagner la route de Bruxelles, se mit en retraite dans la direction de Louvain. Les quatre bataillons laissés à Wavre évacuèrent cette posi-

1. Wagner, IV, 94-05. Damitz, II, 325-327. Von Ollech, 259-260. Cf. Rapports de Grouchy à Napoléon, Rosieren, 19 juin, et Dinant, 20juin. (Arch. Guerre.) Pajol, III, 238-239. Souvenirs du capitaine François. {Revue Armoricaine, \626.) Grouchy, Relat. suce., 43.

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