‹ 1815 (volume 2)Chapitre 59 sur 271 · Réserve: Lord Wellington · texte numérisé non relu

Réserve: Lord Wellington

Division Picton : brigades Kempt et Pack (anglaises) ; brigade "Wincke (hanovrienne).

1 batterie.

Division Cole : brigades Lambert (anglaise) et Best (hanovrienne).

I batterie.

Corps du duc de Brunswick : 8 bataillons, 5 escadrons, 2 batteries. Brigade Kruse (Nassau).

Artillerie de réserve : 12 batteries.

Situation du 6 juin, citée par van Lôben, 82, 84, 86, d'après les Archives militaires des Pays-Bas. Cf. 1815, II, 92.)

II y avait en outre, comme nous l'avons déjà dit (ibid.), 10,000 ou 12,000 hommes de garnison hanovrienne à Furnes, Ostende, Anvers, Nieuport, etc. Mais ces troupes ne devaient point prendre part aux hostilités dans l'hypothèse de l'offensive des Alliés ni dans celle de l'offensive de Napoléon par la vallée de la Sambre.

Pour les emplacements : Wellington au prince d'Orange et à lord Uxbridge, Bruxelles, 30 avril. (Dispatches, XII, 337-338.) Siborne, History of the War in 1815, 1, 25-28. Van Lôben, 98-100.

se concentrer sur la ligne de contact, et le double de temps pour se concentrer sur l'aile droite anglaise ou sur l'aile gauche prussienne4. Cette extension outrée des cantonnements, si périlleuse en face d'un adversaire comme Napoléon et si favorable au succès du plan hardi qu'il avait conçu, a été critiquée par presque tous les écrivains militaires. Wellington a cherché à justifier ces dispositions par les difficultés de faire vivre les troupes et la nécessité de se garder sur tous les points2. Le vrai, c'est que, tout en admettant l'hypothèse d'une attaque de Napoléon, et bien qu'ils se fussent même concertés pour y parer éventuellement, les Alliés la croyaient plus qu'improbable. Le 15 juin, à l'heure où l'empereur avait déjà le pied sur le territoire belge, Wellington exposait tranquillement, dans une longue lettre au czar, comment il comptait prendre l'offensive à la fin du mois3. Quelques jours auparavant, Blùcher avait écrit à sa femme : « Nous entrerons bientôt en France. Nous pourrions bien rester ici encore une année, car Bonaparte ne nous attaquera pas4. »

1. Clausewitz (Der Felzug von 1815, 29) dit que les armées ne pouvaient être rassemblées à leur centre en moins de quatre à cinq jours. C'est une petite exagération, les faits le prouvent. Si la bataille de Ligny n'avait pas eu lieu, la concentration qui commença dans l'après-midi du 14 pour les Prussiens, et dans la nuit du 15 au 16 pour les Anglais, aurait été complètement achevée le 17 à midi entre Sombreffe et les Quatre-Bras.

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