‹ 1815 (volume 2)Chapitre 63 sur 271 · Rapport de Hulot. (Communiqué par le baron Hulot · texte numérisé non relu

Rapport de Hulot. (Communiqué par le baron Hulot

2. Rapport de Hulot. Cf. Mauduit, les Derniers Jours de la Grande Armée, II, 33, e\,\& Relation de V Ambigu de Londres, LU, 423 : « La trahison de Bourmont inspira aux soldats la crainte d'autres trahisons et les prédisposa à se rebuter facilement des échecs et des souffrances. »

3. Rapport de Hulot. Cf. Glouet, Quelques mots sur la conduite du comte de Bourmont, 11-22. — Dans la soirée du 14, Bourmont avait soupe avec le général Hulot, sans lui laisser rien soupçonner de sa déterminalion, dit Hulot; en la lui annonçant, dit Clouet. Le témoignage de Hulot nous paraît plus sûr.

mon pays... J'aurais donné ma démission et serais allé chez moi, si j'avais pu croire qu'on m'en laissât le maître. Gela ne m'a pas paru vraisemblable et j'ai dû assurer ma liberté par d'autres voies. .. On ne me verra pas dans les rangs étrangers. Ils n'auront de moi aucun renseignement capable de nuire à l'armée française, composée d'hommes que j'aime et auxquels je ne cesserai de porter un vif attachement *. »

Deux heures après avoir écrit cette protestation qu'il n'était qu'un déserteur et non un traître, Bourmont révélait au colonel de Schutter, commandant les avant-postes prussiens de la Sambre, que les Français attaqueraient Gharleroi dans l'après-midi2. Un peu plus tard, il dit au colonel de lleiche, aide de camp de Zieten, que l'armée française s'élevait à 120,000 hommes3. Enfin,

1. Bourmont à Gérard, Florenne, 11 juin, au matin. (Arch. Guerre. Dossier de Bourmont.) — La lettre de Bourmont, comme le dit Hulot, était accompagnée d'une autre lettre de Clouet à Gérard qui se trouve également au dossier de Bourmont.

C'est en vain que dans sa lettre Bourmont s'efforce d'excuser sa conduite. Il est trop prouvé (voir 1815, II, 44) que, loin de le contraindre à prendre un commandement, l'empereur n'avait consenti à l'employer que sur les instances réitérées de Ney et de Gérard. Vraisemblablement, si ces deux officiers généraux avaient tant insisté, c'était à la demande de Bourmont lui-même. La lettre à Gérard ne prouve qu'une chose : la préméditation de Bourmont, préméditation confirmée d'ailleurs par le détail, cité plus loin, d'une cocarde blanche à son chapeau dès son entrée sur le territoire ennemi. Il n'avait pas, apparemment, trouvé cette cocarde sur la grande route. Cf. sur la conduite peu louable de Bourmont, Les Cent Jours en Belgique par un émigré. {Bibliothèque universelle de Genève, juilletaoût 1857.)

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