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consul généra] d'Autriche à Gènes, arriva à Vienne tlans la nuit du <> au 7 mars. Dès lu lendemain, les souverains s'otaii nt concertés, et des aides de camp couraient dans toutes les directions pour hâter la concentration des armées autrichiennes et pour porter aux différents corps russes et prussiens l'ordre île revenir sur leurs pas. Les ministres d'Alexandre et de Krédéric-Guillaume estimaient qu'en attendant que selon le mot de Pozzo di Borgo « Napoléon fût branché à un arbre ». il y avait avantage à faire vivre leurs soldats sur l'Allemagne*.
Au milieu de tous ces potentats émus et troublés, Talleyrand conserva d'abord son impassibilité coutumière. Il disait que cet événement pourrait avoir des résultats heureux si l'on savait en tirer parti ; qu'un coup de désespoir — et cette aventure en était un — n'avait jamais réussi : que Bonaparte finirait décidément par une farce. II insinuait que sans l'inconcevable faiblesse de l'Europe, cet homme néfaste aurait été mis depuis longtemps dans l'impossibilité de nuire. Le calme de Talleyrand était d'ailleurs jti>lilié par la croyance où il se complaisait que Napoléon se jetterait dans le nord de l'Italie. « Toute en treprise de sa part sur la France, écrivait-il le 7 mars à Louis XVIII. serait celle d'un bandit. C'est ainsi qu'il devrait être traité, et toute mesure permise contre les brigands devrait être employée contre lui*. »0r, le 9 mars, on apprit à Vienne qui' Napoléon avait débarqué au golfe Jouan. Talleyrand sortit de
• Mfttrrni. h. V m . I, *.| Talleyrand * Louis XVIII, ? et t* mars u 'T Tr v7," £w,/'' w"l,"'*«"" » CasUerrafth, II mars D>.p.iek.
1 M,,,,,rl- x '••|U,r. " «vril. Vaudn-uil à Jaucourt, Berlin, Il mars ,Arch
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i .iieyrand a Louis xvill. Vienne, : mar* [Ctrrmp. ,.,rr U*„ KWtti i , à Jancovrt, 7 mars (Arrh. An*, rtr.. ttw. Metterakb. M*m l tos-tt* • V..iemam. So«r., ||, *.» *j. et Oa-.ettr rf-.i«çi6o«rf tt mars i sis
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LA DÉCLARATION DES PlISSANCES 393
A Vienne, Talleyrand s'employa avec un égal patriotisme à former contre la France une septième coalition. Mais la circulaire de M. de J au court et les démarches du prince de Talleyrand étaient, hélas ! superflues. Les souverains n'étaient que trop disposés à reprendre les armes. L'évasion de Napoléon provoqua en eux la crainte et la colère. Les nouvelles infortunes de leur hon frère Louis XVIII n'étaient pas leur seul souci : ils voyaient au delà, pensaient à l'épée d'Austerlitz el croyaient déjà sentir trembler leur propre trône. Alexandre, qui avait imposé sa volonté pour que l ile d'Elbe fût donnée à Napoléon et qui, pendant ces derniers trois mois, l'avait vraisemblablement protégé contre toute mesure arbitraire, se montrait le plus ardent. Il accusait sa magnanimité, se jugeait ' responsable devant l'Europe et jurait de faire tuer jusqu'à son dernier homme et de dépenser jusqu'à son dernier rouble dans cette guerre renaissante. L'autocrate, qui avait ses heures de mysticisme, en lit, dit-on, un serment solennel sur les Livres Saints1. Frédéric-Guillaume, toujours prêt à emboîter le pas au czar et qui épousait les passions gallophobcs de Stein et de (terres, l'empereur d'Autriche qui voulait « assurer le repos au monde » — et surtout à soi-même — le roi de Bavière, Wellington, Metternich étaient également animés et résolus. La première nouvelle de l'évasion, envoyée par le
I. M«neva| h CaulnitKourt, Vienne, S avril. Arch. Art", etr., M»l. Cf. Nes«elm.|e a Hutt.ikin. Vienne, ii marn. <Correi/>. de Tatleyntwi m-rr Uut* X 17//, :m. n..l.v \-wlr..,le à Cn»il«rre.n;h. Vienn*. i avril \
mnd Jhtpntrh* af VnutUrrayh, II. l'.^i'.tT) : . ... Cest pour nous le «ai .le latt *hiili»if, tut itmp <>f bloo t. »
Ouoiqu'on en ait «lit. il e«t peu probable que dan* cette rirennatanet» Pn/jo «it influence If ajr. po//n, qui s.mli liait ardemment In r;ni*«« île-* Ii.-urbon*. trouvait en efT»*t a Vimnr. mais vu» rapport sur la mi il avait combattu sans managements îles projets cbers à Al»v\;i»»'1r»-. lui avait fait perdre de «ton rr«'<lit. Le crar le tenait un jkmi a l'écart, et il •emble quil entra dans la nouvelle coalition >wma même Je consulter.
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consul général d'Autriche à (iénes. arriva à Vienne clans la nuit du (> au 7 mars. Dès le lendemain, les souverains s'étaient concertés, et des aides de camp couraient dans toutes les directions pour hâter la concentration des armées autrichiennes et pour porter aux différents corps russes et prussiens l'ordre de revenir sur leurs pas. Les ministres d'Alexandre et de Frédéric-Guillaume estimaient qu'en attendant que selon le mot de Pozzo di Borgo « Napoléon fût branché à un arbre », il y avait avantage à faire vivre leurs soldats sur l'Allemagne1.
Au milieu «le tous ces potentats émus et troublés. Talleyrand conserva d'abord son impassibilité coutumiére. Il disait que cet événement pourrait avoir de> résultats heureux si l'on savait en tirer parti : qu'un coup de désespoir — et cette aventure en était un — n'avait jamais réussi ; que Bonaparte finirait décidément par une farce. Il insinuait que sans l'inconcevable faiblesse de l'Europe, cet homme néfaste aurait été mis depuis longtemps dans l'impossibilité de nuire. Le calme de Talleyrand était d'ailleurs justifié par la croyance où il se complaisait que Napoléon se jetterait dans le nord de l'Italie. « Toute en treprise de sa part sur la France, écrivait-il le 7 mars à Louis XVIII, serait celle d'un bandit, ("est ainsi qu'il devrait être traité, et tonte mesure permise contre les brigands devrait être employée contre lui5. » Or, le il mars, on apprit à Vienne que Napoléon avait débarqué au golfe Jouan. Talleyrand sortit de
1. Metternich, Wm.. I, 204-ifno. Talleyrand a Louis XVIII. ? et ii msn (T o, ir*p. aver Ish'h XVI II). Wellington h CastlereaKh. M mars bi*/mttk* of Wtlhngton. XII». WHIin»rtnn à Wellesley. Vienne, lî mars. Men<-vil j C-uilainourt, Vienne, « avril. Vaudrcuil a Jaucourt, lierlin, l* mars lArch A AT. etr., «KO, l»o», et Prusse, 253).
i. Talleyrand à l,.»ins XVIII, Vienne. 7 mars {Corresp. arre I.o*,t XVIII. ;i» Ml ; à Jaucourt, 7 mnrs <Arcl». AIT. i>tr.. Metternioh. M'-m .1. tt>h-it*. t.T. Villemain, Souv., Il, hj, çt fiazfttr tVAugtbounj, u mars ims
LA DÉCLARATION DES P l I S S A .N <: K S 29.",
son rôle passif. Il lit rédiger incontinent par La Besnardière, son ame damnée, un projet de Déclaration que d'accord avec Metternich il soumit au congrès'. « Je suis persuade'*, écrivit-il à Jaucourt, que l'entreprise tle Bonaparte n'aura aucune suite fâcheuse et qu'il ne sera pas nécessaire de recourir aux puissances étrangères. Mais il est toujours prudent de ne négliger aucune précaution, [ji proclamation aura «l'ailleurs l'elfet d'intimider les partisans de lionaparle en leurôtanl tout espoir qu'il puisse réussir a. » Les membres du congrès étaient tout disposés à accéder à la proposition de l'ambassadeur de France. Talleyrand crut néanmoins devoir attiser le feu par la communication d'un Mémoire secret. « cbef-d'<euvre île raisonnement et de sophisme >», où le même La Besnardière avait récapitulé tous les bouleversements européens dus à Napoléon, montré son esprit vindicatif et tracé un effrayant tableau de sa puissance future1.
I,a Déclaration fut signée le 13 mars par les plénipotentiaires des huit puissances. Ce manifeste ou plutôt cet arrêt de proscription, unique pour le fond et la forme entre tous les actes diplomatiques4, portait : « ... (Juoique intimement persuadés que la France entière, se ralliant autour de son souverain légitime, fera rentrer dans le néant cette dernière tentative d'un délire criminel et impuissant, les souverains de l'Furope déclarent que si contre tout
i T.»Il»\vr.ïtnl à L"iii«i XVIII. Vienne il mars -Correct, prvri !«><>. 3î«-:i»7) : :i Jnu.nurl. U mars et U mars ,Ar< k AIT. Hr.. tnu. Cf. Wellinclun à \\Y|»"»l<*y. Wnnr. li mars ,i-npn- aux Ar. U. Aff. «lr .