Fleury de Chahoulon, I, i». Jl »-iH
1. Seeond interrogatoire de Vy dossier de \ey. An-li. (iuerre . 1. Fleury de Ghaboulon, I. H\-iU..
t. Souscription ouverte à Blois, du l.*» an 18 mars. ; Copie de jy pt. ■. •<• .,n. gioale avec signatures. Ar- h uat. F. T. f
~>. Lettres au ministre de l'iiilerienr. Stia*U>urtf. i:» mars: Ilrd.m. !<? nutr< : Lille, il mars; Rennes, 22 mars, **!< .. ele. Ar< h nat. F. 7, 314" . — Le plus -urieux, c'est <juc plusieurs deee* lettre* n'arrivèrent à Fans ^n'apre» le retour de l'cm|M reur. Carnot en eut connaissante. Les simiatnires i»r» furent pas iinpjiétcs. L'un d'eux, veritieateur des douanes a Redon, écrivait: • Je suis prêt .H assassiner Monaparte jmur ^airner /<> v> > u,n/»-/,te pro»*h«. .
INI.*»
bourg <|ui adressèrent une supplique au «lue de llerrv pour être employés contre l'usurpateur1. La Fayette prétend mèmeqifun ministre lui dit : <« — Si Bonaparte était passé où nous l'attendions, c'en était fait de lui ». cl que le principal agent du guet-apens fut emprisonné pendant les Cent Jours*. (Juoi qu'il en soit. les officiers de l'entourage de l'empereur étaient inquiets et faisaient bonne garde. Lui-même se montrait plus attristé qu'alarmé des complots annoncés contre sa personne. Il les méprisait et se mêlait aux rassemblements populaires sans crainte des assassins*. Mais le bruit de ces projets homicides sr répandit dans l'armée. Déjà fort irrités par l'ordonnance royale du ti mars qui les mettait hors la loi et par le langage des journaux qui les traitaient de bandits, les soldats devinrent furieux. Ils parlaient d'exterminer les chouans et les gardes du corps que l'on disait massés en avant de Fontainebleau. Instruit de l'exaspération des troupes, l'empereur écrivit au général (iirard qui allait commander l'avantgarde : « On m'assure que vos troupes ont résolu de faire main basse sur les royalistes. Vous ne rencontrerez que des Français. Je vous défends de tirer un seul coup <le fusil. Calmez vos soldats ; démente/ les bruits qui les exaspèrent; dites-leur que je ne voudrais pas rentrer dans ma capitale à leur tète si leurs armes étaient teintes du sang français1. »
I. Sous-prefet de Cherbourg à Montesquiou. >. «I. (du M au 1* mar* Ar-h. nal. F. i. Ij Fayette. M<m.. V, :i:»9-J60.
.». Flcury de Ohahoulon. I, î4^-i»».
4. Fleury de Chal»nuloii (I. i .l) cite eette lettre, qu il dit av..ir écrite lui-même sou» la dietee de l'empereur et dont une copie e\i>te aux Archives de la Guerre n'arton de la eorrespondanee «le Napoléon . Mais ce luH-i. dans ses SoU-> sur les .\/>;„ot>-ei de «haboulon. s'insur*»* « outre la phrase Je vous défends de tirer un seul coup de fusil. . Il dit : . Ainsi m i»» volontaires royaux avaient tenu ferme, le tfei.eral Girard devait se rendre puisqu'il ne devait pas tirer un coup de fu>il.et \a|*.le,,u. ^ d trou
NAPOLÉON A PONT-Sril-YONNK 321
« Ils grognaient mais le suivaient toujours, » a inscrit Hafïet au bas d'une grandiose estampe. Les vieux soldats ne grognaient plus. Ils étaient dans l'enthousiasme. L'un d'eux écrivait à un camarade du village: « — Au nom de l'empereur, Alexandre (lauvilier te souhaite le bonjour. Nous ne luisons que rafraîchir et nous marchons à grandes journées sur Paris où l'aigle et le drapeau tricolore flotteront bienlot sur la tour Notre-Dame. Je souhaite le bonjour à tout le monde. Embrasse pour moi tons ceux <|ui ericnl du fond du ctrur: Vive Napoléon 1 ! »
tjuellcquefùt l'ardeur des soldats, l'empereur voulait leurépargnerde tropgrandes fatigues. A Auxcrre, il lit embar«|uer une partie de son infanterie sur des barques et des chalands*. Pour «pie les troupes transportées par eau se tinssent à peu près à la hauteur de celles qui suivaient la route, il fallait nécessairement naviguer le jour et la nuit. Kn arrivant à Pontsur- Yonne, dans la soirée «lu 11) mars, l'empereur vit un certain nombre de bateaux qui s'y étaient garés. Il témoigna son étoimcmcnt aux patrons. « - -- Ksice que vous ave/ peur de vous mouiller ? .> leur ditil en plaisantant. Ceux-ci, connaissant les dangers de cette navigation, auraient sans doute .passé outre
vaituVIa resislan«'e. «levait retourner h l'Ile «l'hll.e ' • Comme <lnns lotîtes les \<»l»-s sur ce li\re, qui ne sont qu'une suite «le l«outa«l«»s pararioxa {••s. Napoléon joue sur les in««ls «l'un»' fy.on iii-licn- «l'un «i ifrainl esprit. Il est hien clair que si l'empereur a écrit : . .le \«»us «lefeinls ■ lin-r mi seul coup <!«• fusil .. cela ne voulait point «lue «pi'uu u>\ait se laisser fusiller sans np«»s'.er et ho tin «n retraite à la moindre restaure. Cela ^icniflail «pie Cirard ne «levait point ••njfac«'r le feu le premier et qu'il «levait employer t«>«is les moyens p.«ur evil. r l'efïusion du
^antf. C'est pie l'empereur avait recommande a Camhronne en de-
l>arquant au (.'««If»- louait, «''est ce dont lui - 1 1 » 1 1 1 • • a\ail «Ion ne. l'exemple en .«tx>r<tant |e .»• <1<; lien-- a LalTray.
I. Lettre saisir, «latee d'Autun, t • mars. Ai- li. Cu« tr< i — L'original |*ort« : flottent pour flotteront et r» i> pour r, <«••./.
.'. Pe> Hisse. V.mor.. i»<> Na|M»leoil. I.'ttt ii' /'!>-■ et <<■< t'-tt J0">* .for-
rr»/>., \\M, :\ . — I». ja plusieurs r.>'im«uN a\ai«-nl • l« ti ;.n>jM.rt<^ sur la >a«»ne «!•• L\oii a Chaloii.
à l'observai ion de l'empereur mais, malhcureuscmenl, quelques soldats répétèrent le propos à leurs camarades qui contraignirent les mariniers à se remettre en roule. Au milieu de la nuit, on entendit sur l'Yonne un cri surhumain de : Vive l'empereur ! Puis tout rentra dans le silence. Le lendemain, le* épaves d'un bateau qui s'était brisé contre une arche de pont furent trouvées ilottant à la dérive. Au moment de mourir, les soldats avaient salué leur empereur d'une suprême acclamation1.
t. Fabry. It'mér. de ll»ouaparle. txMa.». Cf. les t ohim. de Coifrnet • ►■>'< . parle de bateaux submerges, et le rapport du colonel du a Davout. t«i avril f.Arch. Guerre}, où cet ofllcier rappelle qu«: trente-trois hommes oV -<>n ropiment furent noyé* à Pont-sur- Yonne.
Le myaHstr Kabry nU- ce fait comme une preuve d<- . la férocité . <k Napoléon et de la -oma-rr idolâtrie dv srs suidai*.