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comte d'Artois aux cris répétés de : Vive le Uni ! Abusé par ces acclamations, le prince s'écria «*n passant devant le front de la lr' lésion massée sur la place Vendôme: « — Mes enfants, pas de confusion. Ne sorte/ des rangs que les uns après les autres. » Or dans cette légion, un seul volontaire se présenta, le vieux Dupont de Nemours. A la vérité, dans la 2r légion, la compagnie Dccay.es donna à elle seule SU volontaires. Mais H mineuse majorité des gardes nationaux était plus disposée à crier : Vive le roi! qu'à se battre pour lui. La légion Colonel-général ne réunit que trois ou quatre compagnies qui ne furent même pas dirigées sur l'armée
Le rappel sous les drapeaux des militaires en congé, qui s'élevaient à plus de cent vingt mille, resta à peu près sans ciïct. Dans plusieurs divisions militaires, on ajourna la convocation de peur d'exciter le mécontentement. Dans les départements où l'on voulut exécuter l'ordonnance du îl mars, il fallut recourir à des uotilications individuelles; encore très peu d'hommes y obéirent-ils. Dans l'Aisne, le nombre des sous-officiers et soldais qui se présentèrent ne fut que de 102, et dans le Cher de li seulement*. Les officiers à la demi-solde, rappelés tous à l'activité, se montrèrent plus empressés. Par relie mesure, qui lui fut très reprochée. Sou H espérait rattacher à la cause royale dix ou douze mille mécontents. Restait à savoir si celle réintégration |rop tardive dans les cadres siiflirait à désarmer les pires ennemis du gouvernement, et s'ils n'allaient point profiter de leur réunion en bataillons d'officiers pour passer du côté de l'empereur à la première
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rencontre et pour entraîner les hésitants de L'aimée. Il est évident qu'un certain nombre d'officiers se
rendirent à l'appel lotit simplement pour retrouver un emploi «'I leur solde entière. Quelques-uns même obéirent à leur royalisme ou à leur haine contre Napoléon. « Quoique perclus de blessures, écrivait de Tarbes le colonel Faure, je demande à reprendre du service et à combattre Bonaparte qui n'a pas su mourir en soldat. Mon ftls, qui a dix-sept ans et qui est au collège, me suivra pour défendre b» roi ! 1 Mais presque tons les officiers à la demisolde se lireut incorporer dans Le dessein bien arrêt»' d'aider à la restauration de l'empereur. Loin d'être une force pour l'année royale, ces bataillons d'offi-
ciers étaient un danger. Le duc de Berry, nui ne s\ trompait pas. lit rétrograder à Saint-Denis le bataillon envoyé aux avant-postes de Melun*.
Le roi ne trouvait «b» défenseurs ni dans l'année
toujours hostile, ni dans le peuple qui partageait les sentiments de l'armée, ni dans les classes bourgeoises qui. toutes rovalistes qu'elles étaient soudain redevenue*, se bornaient à témoigner leur dévouement par
des vieux et des protestations. Onze cents municipalité^ envoyèrent des adresses au roi. mais dans ce*» mêmes communes, chacun se dérobait à prendre b** arme**. .« Ijps gens aisés sont pour le roi. écrivait le I *i mar*» le colonel du ti' lanciers, mais nul ne veut l'.ivor de personne. J'ai voulu faire partir quelque* homme* en état de senir: b'> un< se disent trop jeune*, le* antre* trop \ieux V » Le préfet des Ik»u\-
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Sèvres et le préfet «lo la llautc-tiaronne terminaient l'unet Tanin» par ces mots leurs rapports du ! 8 mars: Plus le danger s'accroît, plus le zèle diminue1. >» t'/était dans toute la France l'impression dominante.
Seule la (ihambre ne perdait pas courage, dette assemblée honnie au pavillon de Marsan, suspecte au pavillon de Flore, qui n'avait été convoquée qu'à contre-neur et dont Blacas écrivait : « qu'elle ne resterait pas longtemps en session ! », cette assemblée était devenue le plus ferme appui du trône. Kt parmi les députés, c'étaient les constitutionnels et les libéraux, les anciens opposants, qui se montraient les plus dévoués, les plus résidus, les plus ardents'. A la vérité, le bourbonisme subit qui les animait n'était point absolument désintéressé. Ils travaillaient à la l'ois pour la cause royale et pour le triomphe de leurs principes politiques. Ils espéraient que dominé par les circonstances, et voulant provoquer un grand mon veinent d'opinion, le mi renverrai! le ministère pour le remplacer par un cabinet franchement constitutionnel. Kn même temps, de nouveaux députés nommés exceptionnellement par décret et choisis parmi les membres de l'ancienne a>semhlée constituante viendraient fortilier, à la Chambre, !«• parti libéral, cl La Fayette serait appelé au commandement en chef des gardes nationales4. L'abbé de Moiitesquioii. tout disposé à céder le pouvoir dan*» ces circonstances critiques, se rallia aux projets de* constitutionnels. Il les soumit au conseil, proposant I. r.onv<»pon.];i!i. «i.'s |irt»rH*. i* mars tAn-h. nat. K. :. «:»<•. »«t F :