‹ 1815 (volume 3)Chapitre 117 sur 226 · I. Vitmllrs. .\fr.m.. H. .I.'M · texte numérisé non relu

I. Vitmllrs. .\fr.m.. H. .I.'M

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les bureaux des deux Chambres furent avertis qu'il y aurait séance royale tlaus l'après-midi. Le bruit s'en répandit rapidement dans Paris, et une foule énorme se porta sur les quais. Le roi monta en voiture à trois heures avec le comte d'Artois, le dinde Berry et le duc d'Orléans. Pour la première fois. Louis X VIII portait la plaque de la t/'gion d'honneur. « — Vous la voyez, monsieur »>. dit-il au duc d'Orléans. <« — Oui, Sire, répliqua celui-ci, je la vois avec plaisir, mais j'aurais préféré la voir plus lot V » Pendant le trajet des Tuileries au Palais-Bourbon, un assez grand nombre d'acclamations se firent entendre, niais sans trouver d'écho chez les soldats qui formaient la haie et à qui on avait distribué de l'argent et une ration d'eau-de-vie. Quelques vivats s'étant cependant élevés des rangs, le duc de Berry s'écria : Ah! comme ils se battront bien ! Il y en a qui rechigneront un peu. mais la masse les entraînera*. » Absorbé par la récitation mentale «le sou discours après l'avoir écrit de sa main, il l'avait appris par eu'ur i le roi ne remarquait ni les manifestations sympathiques de la foule ni la mine refrognéc des soldats5. Le canon tonna: le roi. introduit par les présidents et les bureaux des deux Chambres, entra au bruit des acclamations. Le silence rétabli, il dit : « ... .l'ai travaillé au bonheur de mon peuple. Pourra is-je à soixante ans mieux terminer ma carrière qu'en mourant pour sa défense. Je ne crains donc rien pour moi. mais je crains pour la France. Celui qui vient allumer parmi nous la torche de la guerre civile y apporte aussi le tléau de la guerre étrangère: il veut mettre notre patrie sons son joug de fer:

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